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Vous y découvrirai les articles, produit par le bureau au fil des lectures, des conférences, des rencontres, des café-parents que nous ferons avec l'association.

Comment aider les enfants lors de crises, colères, peurs ...

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Lors d'un comportement inapproprié il est important d'établir une connexion avec l'enfant avant de le corriger. Cela peut se faire de façon visuelle ou tactile et se mettre à la hauteur de l'enfant aide beaucoup à établir cette connexion.

 

L'enfant va alors passer d'un statut de REACTIF à un statut de RECEPTIF, l'enfant va être alors à votre écoute et la connexion va permettre d'approfondir votre relation avec votre enfant.

Voici quelques piste pour connecter verbalement : 

  • "Je crois que...."
  • "J'ai l'impression que ...."
  • " J'ai remarqué que....."
  • "Je suis là pour toi, quoi qu'il arrive et quand tu seras prêt on peut en parler."
  • "Tu as l'air déçu par ....."

 

Il est important pour une établir une bonne connexion d'éviter le pourquoi. Celui-ci peut occasionner chez l'enfant une impression de jugement, et, alors au lieu de s'ouvrir, l'enfant va avoir tendance à se renfermer sur lui-même.

Pour remplacer le pourquoi, nous pouvons utiliser avec nos enfant les questions de curiosité. Ces questions de  curiosité son des questions ouvertes.

  • "Que s'est-il passé ?"
  • "Qu'est-ce qui ne vas pas?"
  • "Que veux-tu ?"
  • "Que puis-je faire pour t'aider?"
  • "De quoi as tu besoin?"

 

ATTENTION au ton que l'on va employer, il nous faut être doux dans le ton que l'on utilisera. Si nous arrivons vers l'enfant en criant et en parlant "agressivement" cela ne va pas aider à établir une bonne connexion.

Notre langage corporel est également très important, il faut savoir que c'est ce que perçoit l'enfant en premier lieu et que le plus souvent se sont nos réactions qui sont les plus importantes pour lui, plutôt que nos mots.

La connexion physique va se faire en prenant la main, en touchant l'épaule, en utilisant les câlins (ces connexions physiques se feront avec l'accord de l'enfant afin de respecter son corps).

Il est important de VALIDER les ressentis de l'enfant. Toutes les émotions sont légitimes, on a le droit d'être en colère, d'être frustré, d'être triste, ...... par contre tous les comportements ne sont pas acceptables, taper, mordre, insulter.......n'est pas respectueux.

        "Je comprends que tu sois en colère, tu en as le droit ET ton comportement n'est pas respectueux. Je suis certaine que tu es capable de t'adresser de manière respectueuse, les mains sont faites pour aider ou caresser."

Il est également important d'ECOUTER ce que l'enfant va vous dire. L'écoute active dans ces moments là est primordiale, il est essentiel de laisser l'enfant parler sans l'interrompre, d'être attentif à ses émotions ainsi qu'à des indices dans son récit qui vont nous permettre de découvrir des pistes afin de comprendre ce qui a pu lui passer par la tête, et ce, qui aura donc occasionner cette situation inappropriée.

Lors de comportements inappropriés une des choses essentielle pour nous en tant que parents est ensuite, une fois la connexion établie est de REFORMULER ce que l'enfant nous a dit, s'assurer que nous avons bien compris, cela va permettre de VALIDER ses ressentis et cela va faciliter le réconfort qui en découlera.

Enfin lorsque nos enfant ont ce genre de comportements, il est important en tant que parents, une fois toute cette première phase de passée, de REDIRIGER l'enfant, cela signifie que nous allons agir de façon à orienter l'enfant vers un meilleur comportement.Pour cela, il est important que l'enfant ET l'adulte soient complètement redescendus, en générale pour cela nous allons proposer un temps de pause.

LE TEMPS DE PAUSE

Lorsqu'un enfant a une attitude inappropriée, il est bon de proposer un temps de pause à l'enfant : un temps où on lui demandera ce qu'il aimerait faire pour pouvoir redescendre dans sa pression, sortir de sa colère, certains vont demander un câlin, d’autres de jouer dans leur chambre, chaque enfant est différent, il est important d’écouter ce dont l'enfant à besoin si nous voulons le faire redescendre en pression si l'on veut qu'il nous écoute par la suite.

Pour le temps de pause on peut aussi aménager un espace de la maison, qui ne sera dédié qu'à cela et pour tous les membres de la famille lorsque l'un de celle-ci sent une colère monter ou bien est en colère. C'est un espace qui est aménagé de façon à se faire du bien.


Voici quelques exemples pour rediriger un enfant :

  • "Ton parrain est à la maison ce soir, je sais que tu as des devoirs à faire et que tu veux aussi profiter de ton parrain. Tu peux faire tes devoirs plus tard, à ton avis quel est le meilleur moment ? "
  • "Je suis certaine que tu peux me redemander d'une façon plus respectueuse."

Ce qui peut nous aider à REDIRIGER d'après le Dr SIEGEL et son livre "La discipline sans drame"

  • Réduire le flux verbal
  • Embrassez les émotions
  • Décrire
  • Impliquer l'enfant dans le recadrage, la recherche de solutions
  • Reformuler le "NON" en un "OUI" conditionnel 
    • "Bien sûr que l'on peut passer plus de temps avec ton amie Emilie. Pourquoi pas l'inviter ce week-end ? "
  • Insister sur le positif 
  • Gérer la situation avec créativité et humour
  • Enseigner les outils de lucidité, de Discipline Positive
  • Remettre les expériences en perspective.

 

En conclusion, en éducation positive, il n'y a pas de baguette magique, nous faisons tous de notre mieux en tant que parents et cela même si nos enfant restent tout de même furibonds malgré nos tentatives. Même si nous faisons des erreurs, l'enfant tire toujours du positif de la situation, nous apprenons de nos erreurs et nous montrons alors à l'enfant que les erreurs sont alors de formidables opportunités d'apprentissages. Même si nous avons mal réagi, une connexion est TOUJOURS possible "Je n'aurai pas du réagir comme cela, je suis désolée j'ai été blessante avec toi. Je te demande pardon." Il est important  de savoir, qu'il n'est jamais trop tard pour changer positivement.

En gros, dans cette méthode éducative, en tant que parents bienveillants, nous avançons chaque jour à petits pas, et même si parfois nous trébuchons, nous tombons, nous nous relevons, apprenons de nos erreurs et progressons. Soyons BIENVEILLANTS avec nous-même et ACCEPTONS nos erreurs, elles nous feront TOUJOURS AVANCER.

L'enfant, la maternelle et les angoisses et pleurs de séparation

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Beaucoup de parents qui scolarisent leurs enfants en maternelle rencontrent un jour cette situation délicate, où le moment venu de la séparation l'enfant se met à pleurer, même des fois cela se produit à la maison avant le départ.

Il faut alors dans un moment de calme hors du contexte, par exemple le soir au coucher, ou tout autre moment que vous trouverez avec votre enfant dans lequel vous serez tous deux calmes et posés, discuter sur les ressentis, les émotions de votre enfant. Ce qu'il craint, ses angoisses. Il est important de les accueillir et de les valider. Il s'agit là de pratiquer une écoute active qui va être une solide base pour l'enfant.

On peut décider avec l'enfant de mettre en place des solutions sous forme de rituels. Les rituels sont important pour l'enfant et il en a besoin.

Nous allons vous proposer 3 rituels à faire lorsque vous êtes devant la porte de l'école au moment de la séparation.

1er rituel : la préparation se fait à la maison, demandez à l'enfant de fabriquer un objet, de dessiner un dessin ou de choisir un objet auquel il tient qui vous sera destiné à vous et à lui seulement. Lui expliquer que cet objet qu'il aura fabriqué, dessiné ou choisi il le garde sur lui, avec lui tout le temps lorsque vous êtes ensemble. Lui expliquer que lorsque vous le déposerez à l'école il vous confiera, transmettra cet objet pour qu'il le retrouve à la sortie de la classe. 

Lorsque vous serez devant l'école et que le moment de la séparation sera venu, faite cette transmission et validez le geste de votre enfant en lui disant " tu m'as confié cet objet auquel tu tiens, j'en suis responsable, il reste avec moi et je te le rendrai quand dès qu'on se retrouvera."

Bien évidement, il est très important de mettre en application ce que vous dites et d'aller chercher votre enfant en lui remettant cet objet en lui disant "Voilà je te remet ce que tu m'a confié".

2ème rituel : Présenter la paume de votre main et poser la paume de la main de votre enfant contre la votre. Lui montrer que les corps peuvent se séparer en soulevant et déplaçant à côté sa main et en lui disant simultanément "nos corps peuvent se séparer et être à des endroits et des lieux différents" puis relier avec une de vos main le coeur de votre enfant au votre en lui disant également simultanément "Et ton coeur et mon coeur restent et resteront toujours ensembles".

3ème rituel : Faire en même temps avec votre enfant, en ayant les mains liées à celles de votre enfant 3 profondes INSPIRATIONS et EXPIRATIONS soit en le regardant soit en fermant les yeux. Chacun laissera alors ses sensations le guider.

Certains enfant vont avoir besoin que d'un seul rituel, d'autre de 2 et parfois même des 3 rituels. Ceci est à adapté à chaque enfant selon ses besoins.

 

Les caprices existent-ils entre 1 et 5 ans ?

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D'après un sondage BVA de Février 2015, 85% des français pensent que les parents ne sont pas assez sévères avec leurs enfants. Hors de nos jours, l'enfant subit actuellement une éducation beaucoup trop violente. Il est humilié verbalement et physiquement par 90% des adultes.

D'après l'UNICEF, dans le monde entier, 4 enfants sur 5 sont soumis à la VEO et 6 enfants sur 10 subissent des châtiments corporels. Ces chiffres font froid dans le dos !!

Rappelons la définissions d'un caprices d'après le dictionnaire : c'est une détermination arbitraire, une envie subite et passagère fondée sur la fantaisie et l'humeur. C'est une exigence accompagnée de colère.

Il est primordial de comprendre que l'enfant ne fait pas de caprices pour rien.Il y a toujours, une raison, un besoin qui est caché derrière celui-ci, et c'est à l'adulte de comprendre et de trouver ce besoin pour lui répondre.

Selon le Dr GUEGUEN, pour les enfants de 1 à 5 ans certaines circonstances développent un comportement impulsif, de rage et de colère. Ce ne sont pas des caprices ! Dans cette tranche d'âge l'enfant ne peut pas contrôler ces réactions, elles sont totalement involontaires et non-intentionnelles. L'enfant n'a pas encore la capacité cérébrale de se raisonner et d'analyser la situation jusqu'à 5-6 ans.

Dans ce cas là, il est important que l'adulte APAISE affectivement l'enfant sans pour autant céder sur ce qui n'est pas justifié. Il aidera alors son cerveau à maturer. Si au contraire, il y a un besoin à combler, alors il est important d'y répondre.

Pour diminuer et prévenir le risque de "caprices", colère, appelons ça comme l'on voudra, l'adulte doit soutenir, encourager sont enfant dans le désir de vivre, d'explorer, de découvrir le monde. Il va en ressortir alors un plaisir de vivre, des émotions positive, de la confiance en soir et de la créativité.

En conclusion, les caprices n'existent pas avant l'âge de 5-6 ans tout simplement parce-que le cerveau de l'enfant n'a pas de capacité à raisonner, à analyser et qu'il agit simplement par instinct et impulsivement. Il est alors dans ces situations emplis d'un TSUNAMI EMOTIONEL très dur et très compliqué pour lui. Il a un besoin IMPERATIF de l'adulte BIENVEILLANT pour lui apprendre à gérer ses émotions. Nos enfant ont d'infinies capacités, les observer, leur donner les moyens de développer leurs compétences vont considérablement les aider dans leur confiance en eux et donc diminuer le risque de ces situations conflictuelles. Laissons nos enfants libres de leurs explorations au rythme qui leur convient à chacun. Et si, l'enfant désire absolument quelque chose et que c'est impossible pour des questions de sécurité, essayons de diriger son attention vers autre chose, en général beaucoup de parents ont pu constater que cela fonctionne très bien.

 


 

 

La plasticité cérébrale chez l'enfant

 

Merci Céline ALVAREZ

"Qu'est-ce que la plasticité cérébrale ?

C’est un processus continu et dynamique de création, de renforcement et d’élimination de connexions synaptiques. Ce processus commence avant la naissance et se poursuit avec beaucoup de puissance les premières années de la vie pendant lesquelles il pose les fondations de l’architecture cérébrale. La plasticité diminue ensuite progressivement, avec une baisse très nette à la puberté. Mais elle se poursuit tout de même à l’âge adulte. Le cerveau continue constamment de créer de nouveaux circuits, et c’est ce qu’il fait pendant que vous lisez cet article.

Que doit-on retenir ?

Que nous possédons un fonctionnement cérébral exceptionnel, mais aussi puissant que soit ce mécanisme plastique, il est conditionné par l’environnement extérieur. La première période de la vie est donc en cela à la fois une période de grande opportunité et de grande vulnérabilité. Chaque expérience compte : positive ou négative. Face à cela, un impératif social émerge : nous, adultes, avons la responsabilité de fournir à l’être humain qui vient de naître les conditions qui lui offrent le meilleur, et qui lui évitent le pire." Céline ALVAREZ

Blog : https://lamaternelledesenfants.wordpr...
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Les colères, morsures, tapes et autres actes agressifs de l'enfant

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Il est important de savoir que  le petit enfant n'est pas capable de contrôler ses émotions, ses impulsions. C'est le cerveau archaïque et émotionnel qui domine chez l'enfant.

Entre 1 et 3 ans, il va le conduire à avoir des réactions instinctives d'attaques, de fuites et de sidérations. Ces comportements diminuent progressivement vers 5-6 ans.

Selon le Dr Catherine GUEGUEN, lors des conflits avec l'enfant, une découverte scientifique fondamentale a été faite : l'empathie et la bienveillance participe à la maturation du cerveau de l'enfant.

Mettre des mots sur ses émotions, se montrer bienveillant et soutenant apaise l'enfant. Bien au contraire, si l'adulte crie, menace, puni l'enfant qui mord, qui tape ou fait des colères, l'enfant utilisera ses neurones miroirs et alors imitera l'adulte.

Les neurones miroirs et leur fonctionnement expliqué en vidéos : 

Que faire devant un enfant qui a ces comportements ? 

Il est important pour l'enfant : 

  • de l'arrêter avec douceur,
  • de l'apaiser en restant présent, calme et en ayant une attitude sereine avec une voix douce. Si l'enfant est approchable avoir envers lui des gestes d'apaisement et de tendresse,
  • de le comprendre dans ses émotions, de le guider. Il est important de savoir que COMPRENDRE et APAISER ne signifie pas LAISSER FAIRE, ni APPROUVER le comportements de l'enfant. Toutes les émotions sont LEGITIMES, tous les comportements ne sont pas ACCEPTABLES.
  • de lui donner confiance, trouver les mots juste pour lui parler,
  • d'éviter d'avoir une attitude qui va renforcer son agressivité : 
    • crier,
    • menacer,
    • punir,
    • humlilier
    • frapper
  • de ne pas le dévaloriser en lui disant, "tu n'es pas gentil", "tu es méchant", cela va occasionner une perte de confiance en lui et une baisse d'estime de soi,
  • de ne pas faire de  phrases incompréhensibles. En dessous de 5 ans l'enfant n'a pas la maturité cérébrale pour analyser des actes, son comportements et prendre du recul.
  • d'essayer de trouver les causes, on y retrouvera souvent le même élément déclencheur : 
    • fatigue,
    • faim,
    • besoin d'attention, 
    • besoin de se dépenser etc....
 

Les enfants et le sommeil

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Le moment venu du coucher est une séparation avec les parents, cela peut engendrer chez l'enfant de nombreuses émotions et craintes. Mais que faire devant celles-ci ? 

Selon le Dr Catherine GUEGUEN, il est important de : 

  • comprendre son enfant et se mettre à sa place :
    • se demander :
      • comment s'est passé sa journée ? 
      • comment est l'ambiance à la maison ce soir ? 
      • si l'enfant a peut-être besoin de passer du temps avec papa et maman ?
      • si l'enfant a peur de quelque chose ? 
      • si l'enfant est vraiment dans son cycle de sommeil ? s'il a réellement sommeil ?

Les enfants ont besoins de rythmes, de repères, de rituels avant le coucher. Instaurer un rituel du soir est important. il est essentiel de donner un moment d'attention à l'enfant, des gestes de tendresse, de réconfort, des bisous, des calins avant l'endormissement. 

Il est une bonne idée de rappelé à lenfant qu'il peut dormir tranquillement et que s'il a besoin de nous, nous répondrons toujours présent.

Quand il y a une fratrie, il est important de savoir qu'il n'est pas nocif que les enfants  dorment ensemble. les enfants sont des êtres qui n'ont pas du tout envie de vivrent seuls. Un aîné sera vraiment ravi d'avoir son petit frère ou sa peetite soeurs dans sa chambre, cela leur permet de tisser des liens fraternels vraiment très fort au niveau de leur complicité et leur affection.

avoir des moments de tendresse avec ses enfants et très ressourçant pour le parents, car être parents la nuit reste très fatiguant. Si le parent sécurisent leurs enfants dans leurs premières années de vie, le sommeil n'en sera que plus facile.

Il est important de savoir qu'il est PRIMORDIAL de répondre aux peurs, aux craintes, pleurs et divers besoins des enfants la nuit. Il est également important de les accompagner dans leur sommeil de les aider à apprendre à trouver le sommeil dans le calme et la confiance en les guidant et en étant présent avec eux. Votre enfant n'en développera pas une dépendance à vous bien au contraire il s'épanouira et aura confiance en lui pour après être indépendant au niveau des couchers et de la gestion de son sommeil.

Les repas, souvent une source de conflits

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Il est important dans les repas d'instaurer une qualité relationnelle de calme et de confiance.

Que faire pour aider son enfant lors des repas et éviter des conflits ?

Selon le Dr Catherine GUEGUEN il est important :

  • d'aider l'enfant à se connaître, à être à l'écoute de son corps, des besoins de son corps, de lui apprendre à être connecté à ses sensations de faim et de satiété,
  • de lui faire confiance, de le laisser manger à sa faim. accepter que notre enfant mange plus certains jours que d'autres,
  • accueillir ses émotions t les comprendre, l'aider à se connecter à ses propres ressentis et lui faire confiance,
  • éviter tout jugement, étiquette et comparaison avec ses frères et soeurs (s'il y en a), cela dévalorise, humilie, empêche de penser et de réfléchir et instaure un rapport de prise de pouvoir entre l'enfant et les parents,
  • bannir les punitions, les cris, les humiliations verbales. Celles-ci n'éduquent pas elle sont par contre particulièrement mauvaise pour le développement du cerveau de l'enfant. Cela peut développer plus tard chez l'adolescent et l'adulte des comportements à risque, des addictions voir même des tentatives de suicide,
  • lors d'une difficulté, aider l'enfant à mettre des mots sur ce qu'il ressent, pratiquer l'écoute active et accueillir ses émotions,
  • être un modèle, nos enfants nous considère tels quels, ils sont beaucoup dans le mimétismes. Soyons un modèle pour eux dans nos paroles et dans nos actes.

En conclusion, lors des repas les enfants ont besoin que nous, parents, respectons

  • leur faim et leur satiété,
  • leurs goûts alimentaires,
  • leur désire de partager un moment convivial, heureux, agréable.

L'enfant a tout simplement BESOIN de se SENTIR AIME même s'il n'a pas faim ou n'aime pas un aliment.

 

Bienveillance et Empathie

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Nous allons voir ce qu'est la bienveillance et l'empathie selon le DR Catherine GUEGUEN suite à la lecture de son dernier livre "Vivre heureux avec son enfant" aux éditions ROBERT LAFFONT.

 

Qu'est ce que la bienveillance ? 

La bienveillance est le fait de porter à autrui un regard aimant, compréhensif et sans jugement.

Il est important de savoir que des adultes bienveillants et qui sont dans l'écoute active et l'accueil des émotions et des sentiments des enfants feront d'eux des enfants adolescents et adultes sociables, créatifs, indépendant, qui auront une bonne estime de soi donc des personnes HEUREUSES.

Rappelons ce qu'est une émotion : une émotion est une réaction immédiate accompagnée souvent de signes corporels visibles suite à une situation.

Rappelons ce qu'est un sentiment : un sentiment fait souvent suite à l'émotion, il est beaucoup plus durable dans le temps.

 

Qu'est ce que l'empathie ? 

L'empathie est une capacité innée qui permet de détecter et de répondre aux signaux émotionnels d'une autre personne.

Il existe 3 style d'empathie :

  • l'empathie AFFECTIVE qui est la capacité à partager les sentiments des autres,
  • l'empathie COGNITIVE qui  est la capacité à comprendre les sentiments et pensées des autres,
  • la SOLLICITUDE EMPATHIQUE qui nous incite à prendre soin du bien-être d'autrui.

L'empathie aide à mieux se connaître soi-même, à être plus conscient de nous et de notre corps ainsi que de ce que nous ressentons, à se comprendre et à se sentir mieux et donc par conséquent à VIVRE en ACCORD avec ce que l'on souhaite et désir vraiment.

Il est important de nommer ce que nous ressentons et d'aider l'enfant à faire de même. L'empathie se transmet et pour cela il faut d'abord avoir de l'empathie pour soi-même. Nous pouvons remarquer, que de nos jours l'empathie est une chose rare, puisque beaucoup d'individus lorsqu'ils étaient jeunes ont eu l'interdiction d'exprimer des émotions jugées négatives. Un enfant qui a eu ces interdiction, sont souvent des enfants de VEO, qui ont connu l'humiliation et par protection et pour ne pas souffrir ils se déconnectent de leurs émotions.

Nous pouvons remarquer également, que dans notre société, tout cela a fait des adultes qui vivent sans se préoccuper de ce  qu'ils ressentent et que pour eux il n'est pas question d'écouter les émotions et sentiments de leurs enfants.

Que nous allions bien ou non, il reste très important d'apprendre à écouter nos émotions et sentiments et se que nous ressentons.

Le manque d'empathie est une des principales causes des difficultés relationnelles que nous rencontrons chaque jour.

En conclusion, aucune émotions et aucun sentiments n'est bon ou mauvais. Ils reflètent la vie qui est en nous. Les émotions nous renseignent sur ce que nous sommes, ce qui pourrait changer et évoluer en nous.

Prenons le temps de nous demander 2 à 3 fois par jour comment nous nous sentons et nommons ce que nous ressentons.

Pour être bienveillant et empathique avec nos enfants, il nous faut en PRIORITE être bienveillant et empathique avec nous-même.

Les relations entre parents et adolescents

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Selon le Dr Haim G Ginott, la période de l'adolescence ne ressemble à aucune autre période de la vie. L'enfant passe par des crises, des transformations physiques, psychologiques et neurologiques qui ne sont vraiment pas simple à gérer pour eux.

 

A cette période, l'adolescent croit qu'il ressemble de plus en plus à l'adulte, qu'il n'a plus jamais besoin d'aide ou du moins, de moins en moins besoin de l'adulte, cependant, il n'est pas encore totalement prêt pour l'indépendance. Il a besoin plus que jamais de guides, en l’occurrence ses parents, pour l'encourager, l'autoriser, le sécuriser, recevoir un enseignement et même parfois le consoler.

 

Notre rôle de parents pendant cette période n'est pas chose facile, nous ne savons pas comment aborder la personne que l'adolescent devient ni physiquement, ni psychiquement. Il est important de prendre le temps de réfléchir à ce que nous souhaitons transmettre à nos enfants. Cela nous aidera à avoir la « juste » attitude.

 

Pour un parent d'adolescent, accepter l'inévitable c'est accepter tous les changements qui vont faire de notre enfant un adulte.

 

Comment aider son adolescent ?

 

Acceptez et accueillez son attitude et son mécontentement. Si vote adolescent manque de discernement et qu'il agit de manière impulsive, ce n'est pas contre vous mais à cause de son cerveau. Rappelons que la construction du cerveau se termine vers 26 ans.

 

Nous devons dans nos réactions distinguer ce qui est acceptable de ce qui ne l'est pas. Il est important de comprendre qu'accepter ne signifie pas approuver.

 

Il est important de les secourir lorsqu'ils sont en colère, qu'ils ont peur ou qu'ils ont des ennuis sans pour autant nous approprier tout cela. L'adolescent, assuré de la tendresse et du respect des siens, doit s'aventurer seul sur le chemin de SA vie.

 

Comme pour les enfants, lors des conflits il est plus facile de trouver une solution et de restaurer la paix lorsque les émotions se sont calmées. L'utilisation du TEMPS DE PAUSE est alors un très bonne outil de Discipline Positive.

 

LE TEMPS DE PAUSE

Lorsqu'un enfant a une attitude inappropriée, il est bon de proposer un temps de pause à l'enfant : un temps où on lui demandera ce qu'il aimerait faire pour pouvoir redescendre dans sa pression, sortir de sa colère, certains vont demander un câlin, d’autres de jouer dans leur chambre, chaque enfant est différent, il est important d’écouter ce dont l'enfant à besoin si nous voulons le faire redescendre en pression si l'on veut qu'il nous écoute par la suite.

Pour le temps de pause on peut aussi aménager un espace de la maison, qui ne sera dédié qu'à cela et pour tous les membres de la famille lorsque l'un de celle-ci sent une colère monter ou bien est en colère. C'est un espace qui est aménagé de façon à se faire du bien.


Un très bonne outil également de Discipline Positive à utiliser avec l'adolescent est l'ENCOURAGEMENT. Nous avons vu dans d'autre articles, que les encouragements, tire vers le haut, motivent à bien faire, amène à une auto-responsabilisation, a une confiance en soi et une bonne estime de soi. L'adolescent va se sentir soutenu et va avoir envie de faire des efforts.

 

Notre article sur les encouragements

 

Il est également important de poser des cadres et des valeurs. Attention, il faut un cadre qui apporte de la sécurité dont l'adolescent a besoin et non un cadre qui le contraint.

 

Un dernier outil très important est l'accord.

 

Notre article sur l'accord avec l'adolescent

 

En conclusion, pour communiquer et pouvoir aider nos adolescent dans la bienveillance et fermeté il est important :

  • de se rappeler toutes les transformations physique et psychologique par lesquelles il passe,

  • décrire les faits au lieu de la personne permet à l'adolescent de se faire une juste image de lui même et l'encourage à plus de coopération,

  • l'autorité bienveillante se construit à l'aide d'un cadre à 4 niveaux :

    • Niveau 1 : ce qui est interdit c'est ce qui est lié à un cadre légal et réglementaire,

    • Niveau 2 : ce qui est non négociable c'est ce qui est lié aux valeurs familiales et à la sécurité,

    • Niveau 3 : ce qui est négociable c'est à dire que les parents et l'adolescent définissent ensemble et de manière précise les limites à respecter,

    • Niveau 4 : C'est ce qui est libre c'est à dire ce qui est OK pour les parents et l'adolescent.

 

Le harcèlement scolaire

Harcelement scolaire

 


 

1/ qu’est-ce que l’agressivité ? et la violence ?

2/ définition du harcèlement

3/ état des lieux du harcèlement scolaire

4/ lutte contre le harcèlement scolaire

 

Le harcèlement est sujet grave et compliqué.

 

1/L’agressivité et la violence sont 2 choses différentes

*L’agressivité est en nous, elle fait partie de notre patrimoine, de toute vie animale et humaine, c’est un élan de vie, on a besoin d’être agressif pour notre survie..

L’âge le plus violent est 18-36 mois (les enfants en crèche)

Pourquoi cet âge-là ?

Notre cerveau est constitué de 3 parties :

=>le cervelet (ou cerveau archaïque), c’est le lieu des automatismes (comme respirer, taper, etc) il est mature vers 2 ans

=>cerveau émotionnel, il donne des informations sur les émotions, il est mature vers 7-8 ans

=>cortex/néo-cortex, il permet de parler, de penser...il est mature vers 25 ans.

*La violence est une notion d’instrumentalisation, c’est l’utilisation de l’agressivité avec intention sur quelqu’un pour obtenir quelque chose.

L’objectif de notre civilisation est de maîtriser…

 

Dans le harcèlement, il y a 2 concepts :

=>la subjectivité :

-la violence est un fait psychologique

-la société est beaucoup moins violente que par le passé

-le sentiment d’insécurité est vrai psychologiquement.

=>la relativisme :

-la tendance à relativiser en fonction de nos valeurs personnelles, culturelles et de notre vécu “ce n’est pas grave !!”

 

La violence est l’expression d’une souffrance de la victime, une intentionnalité chez l’agresseur (avec une volonté de faire de mal)

Il y a plein de sortes de violences : directe/indirecte, physique/verbale, active/passive

 

2/Le harcèlement est reconnu depuis 2004 par l’OMS comme un problème de santé publique. (La Norvège est le 1er pays à s’être intéressée aux harcèlements)

 

Il y a 3 critères pour définir un harcèlement :

-violence : rapport de force et domination avec intention nuisible qui suscite de la souffrance chez la victime

-répétition : l’effet de la goutte d’eau, répétition de petites choses (c’est l’invisible visible)

-isolement : la victime est isolée, car + petit, +faible, différent…

Le harcèlement se fonde sur le rejet de la différence, c’est la culture de l’anti-culture.

 

Dans les pays scandinaves, le harcèlement est condamné comme une atteinte à la démocratie.

 

Quand le harcèlement devient le mode relationnel dominant, le conformisme devient le mode dominant.

 

Au collège, les adolescents ont besoin du groupe pour se trouver, les adultes sont présents pour les aider.

 

3/Etat des lieux

8 à 10% de victimes    } 100% des élèves sont concernés, et aussi 100% des adultes

6 à 10% d’agresseurs  }

 

Les témoins sont les dommages collatéraux du harcèlement, ils sont la 3° partie.

 

-L’agresseur :

  • pas de profil-type (ex : grosse brute)

  • enfant populaire

  • souvent il utilise l’ironie

  • absence d’empathie

  • si aucune résistance alors il y aura surenchère des actes de + en + violents

 

-La victime :

  • pas de profil-type

  • elles ont toutes en commun l’isolement; les difficultés sociales, l’inhibition

Les conséquences sont variées et terribles : perte de l’estime de soi, baisse des résultats scolaires, isolement social, absentéisme scolaire, problèmes de santé voire le suicide.

95% des victimes ne parlent pas car le sentiment dominant est la HONTE !

 

-Les autres :

  • avant on parlait des personnes neutres voire des observateurs

  • maintenant on préfère parler du public pour enlever leur neutralité

 

Le harcèlement est une relation triangulaire

 

Il est important de savoir que la façon dont le public c’est à dire les témoins vont réagir va faire toute la différence. S’ils osent parler en faveur de la victime dans la majorité des cas cela va directement arrêter le processus. Mais parler est très compliqué, car c’est se mettre en danger quand on est témoins.

 

Les origines du harcèlement :

 

Le harcèlement n’est pas un phénomène individuel, c’est un phénomène collectif qui implique TOUS les ÉLÈVES et TOUS les ADULTES.

Il a une dimension GROUPALE, une prise en compte INSTITUTIONNELLE et une IMPLICATION des FAMILLES.

 

Le harcèlement est un dysfonctionnement des liens sociaux, c’est un échec de l’ajustement social.

 

Le harcèlement dans un établissement scolaire enseigne 3 choses :

  • la loi du plus fort

  • la loi du silence

  • la non assistance à personne en danger.

 

COMMENT LUTTER CONTRE LE HARCÈLEMENT

 

La lutte contre le harcèlement se fait sur 3 niveaux :

 

  1. Travailler avec la victime :

Le harcèlement est la preuve de notre échec, de notre impuissance. Les adultes minimisent, les Professeurs font la morale et rien ne change.

 

Les victimes ne parlent pas, cependant il y a des signes évocateurs tels-que :

  • maux en tout genre

  • évite l’école

  • diminution des notes

  • changement d’attitude dans la famille

  • isolement de l’enfant

  • estime de soi au plus bas.

Il est alors important de mettre en place un “réseau de surveillance”, De parler, de dialoguer, de communiquer, d’écouter nos enfants.

Il nous faut briser le statut de victime en pratiquant une écoute active qui montre à l’enfant que nous accueillons ses peurs, ses craintes, ses souffrances. Il faut travailler pour aider l’enfant à avoir de la répartie.

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2) Travailler avec le harceleur :

Les deux points essentiels à travailler avec le harceleur sont :

  • le manque d’empathie

  • le rapport à la violence.

En général, se sont des enfants qui ont ensuite par l’avenir 2 fois plus de risque d’avoir des problèmes avec la justice et les dépendances avec drogues, alcools etc …

 

Il est important de travailler avec cet enfant en dynamique de groupe, de l’intégrer dans une recherche de solutions ainsi que dans la fixation des règles et le tout avec une tolérance ZERO sur le dépassement des règles fixées.

 

3) Travailler avec les témoins :

Les témoins courent des risques à aller en parler :

  • ils s’exposent à des attitudes violentes,

  • ils ressentent un sentiments d’insécurité,

  • ils éprouve un sentiment de culpabilité.

 

Il est important de leur apprendre à faire la différence entre la DÉLATION qui est une Dénonciation pratiquée pour des motifs intéressés et méprisables et la DÉNONCIATION qui est pratiquée pour des motifs de défense d’une victime qui subit des actes répréhensibles.

 

Il est important d’inculquer aux enfant témoins, la notion de NON ASSISTANCE A PERSONNE EN DANGER.

 

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En conclusion, il est important de savoir que l’école est un lieu de bien-être et non pas seulement un lieu d’enseignement.

Les numéros et site que nous pouvons contacter

 

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N°STOP HARCÈLEMENT 0808 807 010*Le n° Stop harcèlement vous permet de dialoguer avec des spécialistes de l’association l’École des parents et des éducateurs d’Ile-de-France.

Ils vous écouteront, vous donneront des conseils et vous mettront en relation avec le « référent harcèlement » de votre académie en cas de besoin

 

N°NET ÉCOUTE 0800 200 000**En cas de cyber-harcèlement, vous pouvez contacter le n° net Ecoute, géré par l’association E-Enfance. Au-delà de l’écoute et du conseil, Net Ecoute peut vous aider au retrait d’images ou de propos blessants, voire de comptes le cas échéant.

 

L'impact du rang de naissance

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C'est bien connu, les enfants se comparent très souvent à leurs frères et sœurs. Ce n'est pas la même chose d'être l'enfant du milieu d'une fratrie de 3 ou de 6.

Pour l'enfant unique, celui-ci peut avoir les caractéristiques de l'aîné ou du benjamin selon le style d'éducation qu'il a reçu.

 

Je vous propose un petit exercice, fermez les yeux et pensez aux différents adjectifs pour décrire les aînés, les cadets,les petits derniers et les enfants uniques.

 

On pourra dans la plupart des résultats retrouver approximativement ce tableau :

 

AINE

CADET / ENFANT DU MILIEU

Autonome

Responsable

Prend initiative

Fiable

Adaptable

Critique

Autotritaire

Contre pied de l'aîné

Débrouillard

Bien protégé

Rebelle et bien dans sa peau

Solitaire

Indépendant

BENJAMIN / PETIT DERNIER

UNIQUE

Autonome

Débrouillard

Tranquille

Aime se faire choyer

En recherche d'affectif et d'attention auprès des parents

Protégé

Intrépide

On fait beaucoup à sa place

Adaptable

Protégé

veut tout pour lui tout seul

On fait beaucoup à sa place

S'ennui

Se sent seul

A besoin de se rapprocher des adultes

Sage, sérieux Auto-discipline

Autonome

Critique

 

 

Voici quelques outils qui peuvent être utiles en Discipline Positive dans une fratrie :

  • Savoir que le rang de naissance de l'enfant au sein d'une famille a un impact sur le développement de la personnalité.

  • Il est important de reconnaître l'importance que prend le rang de naissance de l'enfant sur les croyances mis en place par l'enfant.

    • Ex : quand un aîné a l'impression de perdre sa place et veut la récupérer, cela va entraîner des comportements perturbants et inappropriés.

      Pour nous, reconnaître le lien important qu'a fait l'enfant entre son rang de naissance (aîné) et sa croyance va nous aider à mieux gérer cette situation conflictuelle.

  • Il est important de développer au sein de la famille une relation entre tous sur le respect, la coopération et non sur la compétition.

  • Il est bon de responsabiliser progressivement chacun des enfants. Leur apprendre à faire « avec » et non faire « pour », cela est particulièrement vrai et important pour les petits derniers.

  • Il reste comme toujours en Discipline Positive, important d'encourager l'enfant à gagner en flexibilité dans le rôle qu'il se donne dans cette fratrie et cette famille.

Les conflits dans la fratrie

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Il existe plusieurs façon en discipline positive pour gérer les conflits dans la fratrie.

 

  • Afin de pouvoir présenter ces outils de façon ludique aux enfants il existe une roue des choix. Cette roue présente les stratégies qui varient bien-sûr en fonction du contexte, de l'âge des enfants. C'est un outil pertinent à condition une fois de plus que l'enfant soit impliqué dans son élaboration, chaque enfant de la famille va faire sa propre roue des choix accompagné de ses parents et va donc disposer de son propre outils.

 

 

Voici un exemple de roue des choix :

 

Roue des choix

Attention comme dit plus haut cette roue n'est qu'exemple il faut que l'enfant face avec ses parents la roue des choix qui lui corresponde.

 

 

 

 

 

On également mettre dan une roue des choix, les suivants :

  • Les 3R de la réparation

  • Encouragements

  • Question de curiosité

  • Temps de pause

  • Choix limités

  • TEF

  • Conséquences Logiques

  • Proposer à l'autre un autre jeu

  • Fixer une règle

 

Qu'a-t-on, nous appris de nos relations et nos sentiments entre frères et sœurs ?

 

Lors des conflits suivant la position dans laquelle nous allons nous trouvée va engendrer différents sentiments.

 

Les sentiments qui peuvent être ressenti lors d'un conflits dans une fratrie peuvent être très nombreux : Injustice, Rancune, Sentir une préférence de par les parents, jalousie, rhétorique, surenchère, partage, réparation, débrouillardise, complicité, lutter contre, ennui, pardon, soutien, clans,  alliance, culpabilité.

 

Quels outils enseigner à nos enfants pour aider à la gestion des conflits dans la fratrie ?

 

En Discipline Positive, on va traiter les enfants de la même façon. Une grande partie des conflits dans la fratrie sont là pour attirer l'attention des parents.

 

Si l'on intervient, sans le vouloir, nous allons enfermer les enfants dans un rôle en défendant toujours celui que nous sentirons le plus faible alors que souvent les responsabilités sont beaucoup plus partagées que l'on ne le pense.

 

Pour arriver à traiter ces enfants de la même façon il existe en Discipline Positive 3 méthodes :

  1. Leur demander de sortir de la pièce de conflit et par exemple d'aller dans le jardin.

  2. Sortir vous et s'il n'y a aucun danger pour eux les laisser tous seuls régler leur problème.

  3. Vous supportez vos enfants, vous faites acte de présence dans la pièce mais n'intervenez pas.

 

En général, dans ces cas, comme l'adulte ne prend pas parti et donc n'alimente pas le conflit, les enfant vont voir que finalement l'attention qu'ils voulaient avoir en déclenchant ce conflit n'est pas là et que donc cela ne sert à rien. Cela va souvent arrêter les tensions dans la fratrie.

 

Les cartes dominantes

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Ce principe conduit à explorer notre méthode de fonctionnement, qui repose sur nos croyances. Le ou les méthodes de fonctionnements qui nous aient propres incitent à certains comportements chez nos enfants et également dans notre rapport à autrui.

 

Selon la psychologue Adlérienne Nira-Kéfir, il existe 4 priorités qui poursuivent l'adulte dans son « style de vie » :

  • Le CONFORT

  • Le CONTRÔLE

  • La volonté de FAIRE PLAISIR

  • Le sentiment d'IMPORTANCE (Supériorité)

 

Ces « styles de vie » selon le livre de Jane NELSEN sont des cartes dominantes. La notion de cartes dominantes et de deuxième carte est le reflet de l'empreinte directrice de la personnalité.

 

La carte dominante est l'ensemble des comportements que l'individu a tendance à avoir lorsqu'il se sent menacé et incertain dans son besoin d'appartenance et d'importance.

 

La deuxième carte est l'ensemble des comportements que l'individu à tendance à avoir lorsqu'il a le sentiment d'appartenance et d'importance dans la vie de tous les jours.

 

Si ce que vous évitez en priorité est :

Alors votre carte dominante (priorité) s’appelle :

REJET et ABANDON

FAIRE PLAISIR

CRITIQUE et HUMILIATION

CONTRÔLE

INUTILITÉ et INSIGNIFIANCE

SUPERIORITE

STRESS et SOUFFRANCE

CONFORT

 

Voici quelques pistes d'amélioration des cartes dominantes :

 

Pour les personnes dont la priorité est le CONFORT :

Ces personnes aiment se faire plaisir, sont à la recherche d'un quotidien confortable et non stressant.

La Discipline Positive va leur faire comprendre leur inclination au « laisser faire » car ils veulent éviter les situations stressantes et cela pourrait conduire à la permissivité.

Ce qui les aidera c'est d'impliquer leurs enfants dans la mise en place des règles, des routines, fixer des objectifs et rechercher des solutions.

 

Pour les personnes dont la carte priorité est le CONTRÔLE :

Ces personnes ont le sens de l’organisation, aiment la planification, le respect de l’ordre et des règles, ont de la détermination et de l'assertivité.

La Discipline Positive va les aider à faire preuve de plus de flexibilité en valorisant les ressources ce qui les aidera c'est d'offrir des choix, en posant des questions de curiosité, en lâchant prise de temps en temps auprès de leurs enfants.

 

 

 

Pour les personnes dont la carte priorité est de FAIRE PLAISIR :

Ces personnes sont un modèle de douceur, d'empathie, ont de la considération. Cependant quand le désir de faire plaisir est excessif l'adulte peut développer le ressentiment de ne pas être suffisamment reconnu, de ne pas être apprécié.

La Discipline Positive va les aider en les centrant sur leurs atouts à EUX et non sur les besoins des autres.

L'adulte enseignerait ainsi aux enfant l'importance de s'occuper de soi, de savoir exprimer ses besoins, de faire en sorte par la recherches de solutions que les besoins de chacun soit pris en comptent.

 

Pour les personnes dont la carte priorité est la SUPERIORITE :

Ces personnes sont en quête d'excellence et de perfection, elles sont motivées à se dépasser et ont la capacité de développer leurs possibilités. Ce pendant à l'excès cela va occasionner chez l'enfant un sentiment d’incompétence et la croyance qu'il ne fait jamais suffisamment.

La Discipline Positive va permettre à se adultes de se libérer du besoin d'avoir toujours raison, de montrer qu'il y a plusieurs façons d'atteindre un objectif.

L'adulte enseignerait alors l'erreur comme une formidable opportunité d'apprentissage et l'importance de la prise en compte des idées.

 

LES CAPRICES

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Selon la définition du dictionnaire, le mot caprice, est une détermination arbitraire, une envie subite et passagère fondée sur la fantaisie et l'humeur. C'est une exigence accompagnée de colère.

 

D'après les œuvres d'Isabelle FILLIOZAT, on perçoit bien dans ses ouvrages que dans ce que le parents perçoit comme caprices il y a un aspect d'inconstant, d'irraisonné, d'irraisonnable. La colère n'est pas justifiée. Pour les parents dire que c'est un caprice est une solution de facilité, le problème pour ces parents se réglera par des ordres, des menaces, des punitions ou châtiments corporels.

 

En fait, ce que le parent prend pour un caprice est en réalité l'expression d'un BESOIN pour l'enfant.

 

Si les parents menacent, punissent, donnent la fessée, le problème et le besoin réapparaîtront de façon certaine et surement beaucoup plus forte.

Si les parents cherchent dans ce « caprice », l'origine du problème, arrivent à identifier le besoin et par conséquent répondent au besoin de leur enfant, ce dernier se sentira accueilli, écouté, compris. Tout s'apaisera logiquement assez vite et plus tard l'enfant sera en confiance et saura exprimer son besoin plus calmement car il aura retenu que ses parents seront toujours là pour lui, l'écouteront et lui répondront.

 

Souvent quand les parents n'arrivent pas à comprendre les motivations des comportements inappropriés de leurs enfants cela déclenche des nouvelles émotions qui les désarçonnent. Par la punition, la menace, les coups, les jugements les parents tentent de reprendre le contrôle mais finalement aggravent le problème et s'éloignent de plus en plus de leur enfant. Dans ce cas là on rentre dans une lutte de pouvoir.

 

Les caprices sont considérés comme des jeux de pouvoir de l'enfant sur les parents alors qu'en réalité, ils sont le plus souvent, des jeux de pouvoir des parents sur l'enfant.

 

Voyons un exemple, de comment essayer de régler en bienveillance ces luttes de pouvoir :

 

Adèle, 7 ans, la grande de Marc, 3 ans, dessine sur son cahier de coloriage. Marc, voulant également dessiner comme sa sœur, prend les crayons et dessine sur le mur.

 

En voyant cela leur mère, Joséphine, va arrêter Marc dans son élan, lui enlever les crayons, lui faire réparer (avec de l'aide bien évidemment) ce qu'il a fait en nettoyant le mur. Marc va alors regarder sa mère et une fois le mur propre va recommencer sous ses yeux tout sourire....

 

Dans cette situation, cette maman va alors se sentir défié, provoquée, perdante, en perte de maîtrise de la situation.

 

L'enfant, lui, de par son comportement est en recherche de laisse-moi le choix, laisse-moi participer....

 

Comment cette maman pourrait-elle faire pour sortir de cette situation autrement qu'en punissant, donnant des fessé, qu'en humiliant ?

 

 

Plusieurs possibilités s'offrent à elle :

 

  • Offrir des choix limités, on dessine sur un bloc, un cahier ou des feuilles blanches.

  • Décider de mettre les crayons de couleurs sous la responsabilité des parents et que l'enfant ait la nécessité de les demander

  • Poser un cadre fixe en début d'activité

  • Si les règles de ce cadre ne sont pas respectées, faire réparer l'enfant avec lui en lui rappelant l'accord passé en début d'activité.

  • Proposer à l’ordre du jour du prochain TEF pour ensuite à froid faire une recherche solutions.

 

Evidemment ceci est un exemple et chaque famille trouvera sa possibilité, sa solution qui lui correspond.

 

En passant par ceci, cela va éviter à la maman Joséphine, une prise de pouvoir sur son fils. N'oublions pas que le « POUVOIR » est à l'origine de la violence. Les parents sont responsable du bien être et du bon développement physique et affectif de leur enfant.

 

Chaque fois qu'un parent a le sentiment que l'enfant cherche à exercer du pouvoir sur lui, il doit PRENDRE DU TEMPS et RAISONNER en terme de BESOIN.

La Violence Educative Ordinaire (VEO)

Slogan pourquoi

 

D'après les sondages TNS SOFRES de 2009, 67% des enfants français sont frappés par leurs parents.

 

Personne ne trouvera normal qu'un homme ou une femme gifle sa mère ou son père, par contre la société aujourd'hui trouve normal de gifler, de frapper ou de donner la fessée aux enfants.

Les Violences Éducatives Ordinaires (VEO) passent par tirer les oreilles, les cheveux, les bras, la fessée, le martinet, mettre la tête dans l'assiette, cogner la tête sur le bureau, le ceinturon etc... (et ce n'est qu'une petite partie des châtiments corporels).

 

Pourtant frapper un animal dans notre société scandalise alors que frapper un enfant est normal. Les punitions, châtiments corporels ont un impact et ce avec certitude, grâce aux recherches sur les neurosciences, sur la formation et le fonctionnement du cerveau. Nous rappelons que le cerveau fini sa construction vers 26 ans.

Quand ce dernier est soumis à ces violences, ses capacités sont diminuées, le développement des neurones se fait mal et certains neurones sont atteints de lésions.

 

L'enfant qui subi des châtiments corporels va obéir dans l'immédiat parce-qu’il a peur de recevoir des coups, souvent il recommencera à la première occasion par provocation. Beaucoup de parents frappe leur enfant sans la moindre conviction et sans que leurs enfants leurs obéissent pour autant.

 

Il est important de savoir que secouer un bébé, donner une claque peut avoir de graves suites. Le traumatisme des bébé secoués sont assez connues et nous allons le rappeler.

Lorsqu’un bébé est secoué, des lésions cérébrales peuvent survenir même si son crâne ne reçoit aucun choc. En effet, les nourrissons et les jeunes enfants ont une tête relativement grosse et lourde par rapport à leur corps. La musculature de leur cou est faible et leur cerveau est encore en développement. Il est donc plus sensible et plus susceptible d’être blessé par une secousse.
Sous l’effet des secousses, la tête du bébé se balance rapidement d’avant en arrière et son cerveau heurte les parois de son crâne. Des vaisseaux sanguins cérébraux peuvent se rompre. D’autres blessures sont aussi possibles, à savoir :

  • un écrasement du tissu cérébral contre la boite crânienne à chaque secousse, entraînant des contusions et un œdème cérébral avec hémorragie ;

  • un phénomène de cisaillement du tissu cérébral, causant des déchirements.

Les conséquences de ces traumatismes peuvent être très graves pour l’enfant et inclure des séquelles neurologiques permanentesou même la mort.

 

Pour ce qui concerne les claques, ces dernières lorsqu'elles sont données peuvent perforer un tympan ou/et provoquer des traumatismes du globe oculaire et donc de la vision.

 

Pour ce qui est des tapes sur les mains, il faut savoir que les mains des enfants sont particulièrement fragiles notamment pour les plaques de croissance des os, qui, si elles sont endommagées, peuvent causer des déformations.

 

« Moi j'ai été frappé, je ne m'en porte pas plus mal » ou « une bonne fessée n'a jamais tué personne »

 

C'est ce qu'avance en générale les défenseurs des châtiments corporels, pour signifier qu'ils ne sont pas dangereux et qu'il n'y a pas de quoi les interdire.

 

Pourtant le site de l'observatoire de l'OVEO (http://www.oveo.org/) fait un constat alarmant. Dont une parmi celles-ci, selon une étude publiée dans la revue Pédiatrics en Avril 2010, les enfants giflés ou fessés fréquemment (plus de 2 fois par mois) courent un risque d'être agressifs, menaçant et cruels à l'âge de 5 ans.

 

Il est important de savoir que les principes acquis par un enfant frappé sont :

  • j'ai le droit et raison de te frapper

  • en te faisant du mal, je te fais du bien

  • tu ne dois pas avoir confiance en toi

  • tu n'es pas capable de comprendre ce que je te fais

  • souffrir est bien et faire souffrir aussi

  • n'écoute pas tes sentiments et ton cœur mais la voix de ton père et ta mère

  • quand on est faible, petit il faut se soumettre à la violence

  • on peut faire mal à quelqu'un pour son bien

  • quand on aime quelqu'un, on a le droit de le faire souffrir

  • on a raison de me frapper parce que je suis méchant

 

« Un enfant frappé ne cesse pas d'aimer ses parents, il cesse de s'aimer lui même » Jesper Juul

 

Quand on voit toute la nocivité des coups et de la violence verbale chez l'enfant il faut savoir que nous pouvons éduquer nos enfants dans le respect et dans la non violence.

 

« Il est bon de traiter nos enfants comme nous voudrions être traité. Aimons-le, Respectons-le, respectons son autonomie, soyons tendre avec lui, écoutons ce qu'il a à nous dire, ses émotions, ses sentiments. » Olivier Maurel

 

Le parent doit s'interdire de frapper car ce dernier est un être lourd, puissant, rapide qui peut provoquer nous l'avons vu dans cet article des dégâts physiquement et moralement irréversibles et /ou meurtriers chez les enfants.

 

L'EFT et HO'OPONOPONO

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Tout d'abord nous allons définir l'EFT :

 

L'EFT été créée par Gary CRAIG, en 1997.

 

La cause de toute émotion négative est une perturbation du système énergétique.


 

Ce sont nos idées et nos pensées qui vont créer notre situation : les pensées constantes deviennent notre réalité. Les pensées d'hier ont créé notre présent et nos pensées d'aujourd'hui créent notre futur. Un visage heureux ne vient pas par chance, il vient de pensées heureuses.

 

L'EFT est une forme d'accupression pour libérer les émotions négatives. Technique rapide simple, ludique et facile à apprendre, elle associe la stimulation de méridiens d'énergie à l'évocation des émotions difficiles et des souffrances ressenties.

Il suffit de tapoter ( avec les doigts) des points spécifiques pour libérer le blocage.


 

Les étapes d'une séance d'EFT sont :

  • 1) Concentration sur un problème précis

  • 2)  Évaluation de la souffrance sur une échelle de 0 à 10

  • 3) Pratique de la ronde de tapping accompagné du phrasé de rappel pour garder le problème à l'esprit

  • 4) Réévaluation pour prendre bonne note des progrès parcourus en fin de ronde.

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Voici la totalité des points utilisés en EFT :

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L'EFT se pratique n'importe où, n'importe quand à tout moment de la journée. Sur nous, nos enfants avec leur COOPÉRATION et leur ACCORD.

En parentalité positive, l'EFT va nous permettre de libérer les émotions négative à temps, quand nous sentons, un stress, une colère, une peine monter et du coup cela va nous rendre plus disponible aux besoin de notre enfant.

 

Voyons maintenant l'HO'OPONOPONO :

Je suis desolee

 

 

Dans le Hawaiian Dictionary hoʻoponopono est défini comme « purification spirituelle, une réunion familiale, durant laquelle les relations sont rétablies par des prières, l’acte de contrition, la repentance et le pardon mutuel. » Le mot hoʻoponopono se compose de hoʻo qui signifie « commencer une action » et pono qui signifie « bonté, honnêteté, moralité, qualités morales, actions correctes et justes, excellence, prospérité, attention, utilité, état naturel, devoir, juste, équitable, droit, approprié, détendu, soulagé, devrait, aurait, doit, nécessaire ; » ponopono signifie « remettre en ordre; juste, retravaillé, harmoniser, corriger, régulariser, ordonner, nettoyer, ranger, agir correctement. »

 

Dans notre société un enfant va taper un autre enfant, celui-ci va s'en aller et l'enfant victime va aller dire qu'on l'a tapé.

 

Dans la culture HO'OPONOPO, l'enfant qui va taper va prononcer « Je suis désolé, pardon, merci, je t'aime » envers l'autre enfant.

 

Voici pourquoi je mets cet article sur notre association de parentalité positive, j'ai la conviction que si nous parents nous réussissons à mettre ces 2 techniques ensembles (car pour moi elles sont indissociables), je rêve à croire que nos enfants pourront la mettre en place d'eux mêmes et que grâce à tous les outils qu'il existe en parentalité bienveillante nos enfants feront un monde de demain meilleur.

 

Je la pratique moi avec ma famille, et c'est juste hyper puissant, c'est juste un outil extraordinaire à utiliser quotidiennement en parentalité positive.

 

 

L'association tiens particulièrement à REMERCIER Nathalie PASCAUD, et son Association So Nath basé à Maule pour cette formation très riche et ces techniques qui apportent énormément à nous, nos enfants, notre foyer et nos relations même extérieures.

 

Parce-que nous faisons mieux quand nous nous sentons mieux, ces techniques sont juste incroyables dans la maîtrise des émotions de soi-même et en plus applicable à nos enfants en leur demandant évidement LEUR ACCORD.

Nous rappelons que notre association et l'association So Nat sont partenaires. voici leur site Association So Nat

 

 

Vivre avec un bébé aux besoins intenses

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Voici les caractéristiques des Bébés Aux Besoin Intenses (BABI) :

  • hypersensibles, intenses, exigeants, fatiguants, épuisants,

  • toujours actif, impossible à poser

  • bébé qui n'aime pas se blottir et qui se réveil souvent.

 

Très tôt ces bébés ont une connotation négative dans notre société et il est important de savoir que lorsque les parents répondent aux besoins de ces bébés, ils commencent peut à peut à voir leur bébé sous un autre angle (bébé stimulant, brillant, intéressant).

 

Le « tempérament » du bébé est sa disposition naturelle innée, distincte, c'est à dire la façon dont son cerveau et son corps sont reliés à son comportement.

 

La mère qui développe un lien d'attachement solide avec son BABI devient plus sensible aux demandes de luici-ci. Une réponse attentive et effective aux pleurs du bébé améliore le tempérament et l'intelligence.

 

Pendant la grossesse le bébé à naîte est conscient des joies et des stress de son environnnement et ceci oendant sa vie utérine peut affecter son tempérament.

 

Il est faut savoir qu'il n'existe pas de dépendance aux bras. Au contraire les bébés portés sont des bébés qui pleurs moins, ils sont plus calmes et plus sereins.

 

Il existe différents pleurs, et ils ont chacun leur signification :

  • pleurs de douleur,

  • pleurs de faim,

  • pleurs de colère,

  • pleurs de maladie,

  • pleurs d'ennui,

  • pleurs de fatigue.

     

Les pleurs du nourrisson sont un signal destiné à susciter une réponse du parent et répondre aux pleurs de sont bébé est le meilleur moyen d'apprendre à idendifier la raison de ses pleurs, donc le besoins exprimé derrière ceux-ci.

 

Comment apaiser un bébé qui pleure ?

 

On peut calmer un bébé qui pleurs par de la musique, des vues et/ou des sons intéressants, en bougeant.

 

Le portage physiologique reste le meilleur moyens pour apaiser un bébé maussade. Le bébé bénéficie de votre présence, de votre contact et vous vous avez les mains libres et pourvez organiser vos activités comme vous l'entendez.

La clé de la réussite est d'intégrer le portage dans la routine quotidienne, les bébés maussades ont tendance à moins pleurer en portage car ils s'y sentent au calme, apaisés et en sécurité.

 

Quel est le rôle du père avec un BABI ?

 

Les papas peuvent prendre la relève quand les bras de la maman ou la maman elle-même se sent épuisée. Les pères doivent trouver leur propre façon de réconforter leur BABI.

 

Comment éviter l'épuisement ?

 

Il faut d'abord savoir identifier les signes avant-coureur :

  • avoir le sentiment de n'éprouver aucun plaisir à s'occuper de l'enfant et de ne pas être un bon parent.

 

On peut également éviter l'épuisement si l'on en réduit les risques et donc faisons de la prévention en :

  • se préparant pendant la grossesse, en s'informant, en lisant et en se rapprochant d'associations,

  • lorsque le bébé est né, en pratiquant le style parental favorisant l'attachement,

  • apprenant à connaître et reconnaître ses limites,

  • établissant ses priorités, c'est à dire prendre soin de soi. Cela reste primordial.

    On ne peut prendre soin d'un être que l'on aime dans la bienveillance et l'amour que si nous nous considérons également avec bienveillance et amour.

 

La discipline positive et les BABI ?

 

Il est important de se mettre au niveau de l'enfant pour communiquer. La discipline repose sur la relation de confiance que le parent instaure avec l'enfant. L'importance de l'accueil des ressentis et des émotions de l'enfant est ESSENTIEL.

 

Il est important de savoir également que les BABI deviennent des Enfants Aux Besoins Intenses (EABI), et que ces derniers sont particulièrements très ACTIFS.

 

 

 

En conclusion, on remarque qu'avec les BABI adopter un style parental qui convient à toute la famille est très payant.

 

Les avantages de l'art parental favotisant l'attachement sont :

  • un meilleur développement de l'enfant,

  • des enfants plus généreux,

  • des enfants et des parents bien dans leurs peaux,

  • des enfants qui ont confiance en eux, et une bonne estime de soi.

Mort subite du nourrisson et sommeil partagé selon le Docteur William SEARS

Mort subite du nourisson

 

Le SMSN (Syndrome de la Mort Subite du Nourrisson) est la principale cause de décès chez les bébés dont l'âge varie de 1 mois à 1 an. Comme son nom l’indique, le syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN), parfois appelé mort au berceau, désigne la mort inattendue d’un bébé. Elle se produit généralement durant son sommeil : un tout-petit en bonne santé s’endort et cesse de respirer, sans causes médicales apparentes. Il est possible que le nourrisson victime du SMSN soit incapable de contrôler automatiquement sa respiration pendant le sommeil ou de se réveiller en réaction à un problème respiratoire.

 

Le sommeil actif (sommeil paradoxal) protège contre le SMSN. Des études sur le sommeil ont démontré que le début du sommeil stimule la respiration et le rythme cardiaque. En se basant sur les résultats les chercheurs ont émis l'hypothèse suivante : 

  • Le sommeil actif "protège" le bébé humain contre le SMSN. La prépondérance et la durée des phases de sommeil actif chez le nouveau-né expliquent pourquoi le bébé jouit d'une étonnante immunité contre le SMSN au cours du premier mois de vie. La période de risque maximale coïncide avec la diminution rapide de sommeil actif, entre l'âge de 2 et 3 mois. Vers l'âge de 6 mois, les mécanismes compensatoires cardiopulmonaires pendant le sommeil calme sont plus matures et le risque de décès (à cause d'une déficience de ces mécanismes) est réduit (BARKER et Mc Ginky, 1977).

En conclusion, le bébé n'est pas fait pour dormir toute la nuit avant d'être suffisament mature pour le faire en toute sécurité.

Le sommeil partagé "protège" contre le SMSN lorsqu'il est fait en respectant les règles que vous retrouverez dans cette brochure de l'UNICEF.

Le sommeil partagé réduit les risques de SMSN par : 

  • la conscience de l'autre : la mère est plus alerte aux stimulus respiratoires de son bébé,
  • il y a une harmonie respiratoire de la mère et de l'enfant qui rappelle au bébé de respirer,
  • il contribue à un développement accru : notamment pour les bébés allaités, de nombreuses tétées nocturnes et beaucoup de contacts physiques avec sa mère présentent un développement global accru, ce qui peut signifier un meilleur développement cardiorespiratoire et neurologique,
  • il a été remarqué que les bébés qui dorment avec leur mère ont tendance à davantage dormir sur le DOS ou sur le côté,
  • la stimulation tactile est accru lorsque le bébé tète et/ou se blottit contre le corps de sa mère qui bouge et qui respire,
  • pour les bébés allaités lors des tétées, le bébé est en phase de sommeil paradoxal et la succion améliore le taux en oxygène dans le sang,
  • l'allaitement surtout la nuit stimule le taux de prolactine qui aide la mère à être plus réceptive aux indices de son bébé,
  • le bébé qui dort avec sa mère et qui est allaité tète plus souvent. Il est important de savoir que le lait maternel offre une protection immunologique additionnelle entre l'âge de 3 et 6 mois, alors que l'efficacité du système immunologique du bébé est à son niveau le plus bas et que le risque de SMSN est à son niveau le plus élevé.

D'autres pratiques nocturnes peuvent réduire le taux de SMSN : 

  • Eviter de trop couvrir bébé,
  • offrir à son bébé un environnement de sommeil sécuritaire, 
  • Maintenez la pièce à une température confortable (18 °C ou 20 °C (64 °F ou 68 °F)) et faites-lui porter une combinaison de nuit,
  • Faites chambre commune avec votre bébé si cela ne vous met pas mal à l’aise et si vous dormez bien ainsi. La Société canadienne de pédiatrie recommande que les parents gardent la couchette de leur bébé dans leur chambre durant les 6 premiers mois de la vie du bébé,
  • l'absence tabagisme chez les parents, plusieurs études ont démontré qu'il y avait une corrélation entre le SMSN et le tabagisme chez les parents. Fumer durant la grossesse affecte le développement du foetus, augmente le risque de prématurité et de petit poids à la naissance ainsi que le risque de SMSN. L'exposition à la fumée après la naissance contribue également à hausser les risques de SMSN. Les toxines contenues dans la fumée de cigarette peuvent affecter le rythme cardiaque du bébé et donc sa respiration.

 

Etre parent la nuit

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D'après la lecture du livre du Dr William SEARS "Etre parent la nuit aussi", nous allons voir plusieurs questions que de nombreux parents peuvent se poser sur leur rôle la durant la nuit.

 

Où devrait dormir bébé ? Dans sa chambre ou en sommeil partagé ? 

En fait, l'endroit où (père-mère et enfant) dorment le mieux et où ils se sentent bien est l'arrangement idéal pour la famille.

 

Le sommeil partagé c'est lorsque le bébé dort dans le lit parental, ou dans un lit placé à côté du lit des parents.

 

Les avantages du sommeil partagé

  • le bébé dort mieux
  • la maman dort mieux
  • pour les mamans allaitantes il est plus facile d'allaiter
  • les nuits sont plus calment

 

Pourquoi les parents hésitent-ils ? :

  • l'influence de la société
  • les avis de certains professionnels de santé
  • la peur de la dépendance
  • la peur d'étouffer bébé
  • la peur du jugement de proches (famille, amis)

 

Doit-on laisser pleurer bébé ? :

Les conséquences pour la mère

  • déchirement , souffrance, culpabilité, perte de confiance en soi...
  • la mère qui va laisser pleurer son bébé va à l'encontre de ses réactions intuitives

 

Les conséquences chez le bébé

  • il va perdre confiance en ses parents et en lui
  • il va développer un sentiment d'abandon

 

Il est important de savoir que lorsque la mère dort près de son bébé, leurs cycles de sommeil sont synchronisés.

 

Le rôle du père la nuit

Le rôle du père la nuit est très important,

  • lorsque le papa s'implique tôt dans les soins apportés à son bébé, cela permet de créer un lien d'attachement plus rapidement et de meilleur qualité avec son enfant,
  • le papa appui la maman la nuit, la soutien, l'encourage, voir prends le relais si la maman en exprime le besoin,
  • le papa doit être attentif aux signes d'épuisement de la mère, à ce moment là il prend la relève et demande à la maman de s'occuper d'elle, de prendre soin d'elle.

 

 

Partagé votre lit avec bébé ce PDF est à télécharger gratuitement : Brochure UNICEF des consignes de sécurité.

 

 

 

 

 

 

Les alternatives à la punition

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De nombreux adultes pensent que si le comportement inapproprié de leurs enfants persiste c'est que la punition n'a pas été assez sévère.

Mais qu'est-ce qu'une punition ?

 

La punition est l'action de punir, d'infliger un châtiment corporel ou psychologique, une peine à un coupable.

 

Hummm, mais quelle belle définition nous avons là.... Et si nous étudions comment l'enfant peut ressentir untel acte au fond de lui-même, ce que cela peut déclencher au fond de sa pensée et ce que cette punition provoque comme prise de décision chez l'enfant.

 

LA PUNITION

L'ENFANT

Son RESSENTI

Sa PENSEE

Ce qu'il va DECIDER

Humiliation

Honte

Colère

Haine

Angoisse

Peur

Incompréhension

Agressivité

Perte de confiance en soi

Douleur

Trahison

Tu es méchant

Tu ne m'aimes pas

Je ne lâcherai pas

J'ai peur

Je ne te ferai plus confiance

Je suis nulle

Je ne vaux rien

Je suis méchant

Je suis inutile

 

Tu vas me le payer

Je n'oublierai pas

Je vais me venger

Je ne ferai pas ce que tu veux

Je vais m'en aller

Je coupe les ponts

Je ne te fais plus confiance

Je ne te parle plus

Je vais me débrouiller tout seul

 

Nous pouvons donc remarquer que la punition engendre beaucoup de ressentis, pensées et actions négatives chez l'enfant :

 

  • La punition incite à :
    la REBELLION

  • le RETRAIT

  • la REVANCHE

  • la RANCOEUR

 

En Discipline Positive, ENV, CNV, parentalité bienveillante, nous allons explorer des pistes qui sont des alternatives à la punition, car OUI OUI et RE RE RE OUI on peut guider un enfant quand il se trompe, dans le respect et avec fermeté, sans l'humilier, car OUI l'ERREUR est un DROIT et surtout un DEVOIR quand on apprend.

 

  1. Les conséquences naturelles

 

La première alternative à la punition est l’expérience des conséquences naturelles. On va laisser à l'enfant faire l'expérience des conséquences de son choix.

 

Ex : Un enfant ne veut pas déjeuner le matin en se levant, plutôt que de rentrer dans un conflit, valider son ressenti en lui disant que vous comprenez qu'il n'a pas faim, et que dans ce cas il attendra l'heure de midi pour son prochain repas. Evidement dans la matinée il va venir vous dire qu'il a faim, à ce moment-là ne surtout pas lui dire « ah je t'avais prévenu » mais plutôt l'encourager en lui disant que vous savez qu'il a faim et qu'effectivement cela ne doit vraiment pas être facile. Lui dire également que vous avez confiance en lui et qu'il est capable d'attendre l'heure du repas pour manger.

 

En général, les parents qui essaient cette technique rapportent que l'enfant apprend très vite des conséquences naturelles de ses choix et que pour le coup après 2 ou 3 fois il va se mettre à table et manger de lui-même et dans le calme.

 

Evidemment, on ne peut appliquer cette alternative qu'à partir du moment où il n'y a pas de danger pour l'enfant, où les conséquences n'interfèrent pas avec le droit des autres. Quand le résultat du comportement de l'enfant ne le touche pas, c'est que ces conséquences naturelles ne sont pas efficaces.

 

  1. Les conséquences logiques

 

La seconde alternative à la punition est le rappel des conséquences logiques. Elle demande l'intervention d'un adulte et incite l'enfant à faire une expérience utile dont le but et d'encourager l'enfant à choisir un comportement plus raisonnable.

 

Ces conséquences logiques doivent être reliées, respectueuses, révélées à l'avance et raisonnables.

 

Ex : un enfant, veut, sur son bureau, faire un dessin, donc des feutres et une feuille.

 

En premier lieu en donnant la feuille et les feutres l'adulte va poser le cadre en expliquant à l'enfant que le dessin se fait sur la feuille et qu'à la fin de l'activité si le bureau est sale il faudra le nettoyer.

 

Quand le parent remonte, évidemment l'enfant a dessiné sur son bureau, l'adulte rappelle le cadre posé lors du début de l'activité, et selon l'âge de l’enfant l'aide, l'accompagne et le fait nettoyer son bureau de façon à réparer cette attitude inappropriée. Évidement le tout en ENCOURAGEANT et non en l'humiliant.

 

  1. La recherche de solutions

 

La troisième alternative à la punition est la recherche de solutions. Ces solutions doivent être reliées, respectueuses, raisonnables et aidantes.

 

Pour cela :

  • Se rappeler qu'il faut du temps aux apprentissages, des étapes, des paliers ;

  • Impliquer l'enfant et définir les règles de fonctionnement avec lui ;

  • Autoriser l'enfant à faire l'expérience de ses choix ;

  • Chercher des solutions ENSEMBLE avec l'enfant.

 

La recherche de solutions va se centrer sur des encouragements, du positif, de la réflexion, de l'auto-évaluation, des responsabilisations. Il est important d'encourager l'enfant à faire mieux ou différemment, les solutions permettent donc de s'appuyer sur des outils qui peuvent être :

 

  • Temps d'Echange en Famille (TEF)

  • Se centrer sur les solutions plutôt que sur les conséquences

  • Créer des routines

  • Offrir des choix limités

  • Demander de l'aide à l'enfant

  • S'occuper de la croyance qui se cache derrière le comportement

  • Décider de ce que nous allons faire avec l'enfant

  • Accorder nos actes et nos paroles

  • Emettre un geste affectif

  • Aider les enfants à explorer les conséquences de leur choix plutôt que de leur imposer

  • Exprimer de l'empathie, de la compréhension tout en restant ferme

  • Lutter contre l'idée que l'enfant a d'abord besoin de se sentir dévalorisé avant de s'améliorer.

  • les 3R de la REPARATION

  • Ne pas oublier les 4R de la punition (Rancœur, Revanche, Rébellion et Retrait)