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Les alternatives à la punition

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De nombreux adultes pensent que si le comportement inapproprié de leurs enfants persiste c'est que la punition n'a pas été assez sévère.

Mais qu'est-ce qu'une punition ?

 

La punition est l'action de punir, d'infliger un châtiment corporel ou psychologique, une peine à un coupable.

 

Hummm, mais quelle belle définition nous avons là.... Et si nous étudions comment l'enfant peut ressentir untel acte au fond de lui-même, ce que cela peut déclencher au fond de sa pensée et ce que cette punition provoque comme prise de décision chez l'enfant.

 

LA PUNITION

L'ENFANT

Son RESSENTI

Sa PENSEE

Ce qu'il va DECIDER

Humiliation

Honte

Colère

Haine

Angoisse

Peur

Incompréhension

Agressivité

Perte de confiance en soi

Douleur

Trahison

Tu es méchant

Tu ne m'aimes pas

Je ne lâcherai pas

J'ai peur

Je ne te ferai plus confiance

Je suis nulle

Je ne vaux rien

Je suis méchant

Je suis inutile

 

Tu vas me le payer

Je n'oublierai pas

Je vais me venger

Je ne ferai pas ce que tu veux

Je vais m'en aller

Je coupe les ponts

Je ne te fais plus confiance

Je ne te parle plus

Je vais me débrouiller tout seul

 

Nous pouvons donc remarquer que la punition engendre beaucoup de ressentis, pensées et actions négatives chez l'enfant :

 

  • La punition incite à :
    la REBELLION

  • le RETRAIT

  • la REVANCHE

  • la RANCOEUR

 

En Discipline Positive, ENV, CNV, parentalité bienveillante, nous allons explorer des pistes qui sont des alternatives à la punition, car OUI OUI et RE RE RE OUI on peut guider un enfant quand il se trompe, dans le respect et avec fermeté, sans l'humilier, car OUI l'ERREUR est un DROIT et surtout un DEVOIR quand on apprend.

 

  1. Les conséquences naturelles

 

La première alternative à la punition est l’expérience des conséquences naturelles. On va laisser à l'enfant faire l'expérience des conséquences de son choix.

 

Ex : Un enfant ne veut pas déjeuner le matin en se levant, plutôt que de rentrer dans un conflit, valider son ressenti en lui disant que vous comprenez qu'il n'a pas faim, et que dans ce cas il attendra l'heure de midi pour son prochain repas. Evidement dans la matinée il va venir vous dire qu'il a faim, à ce moment-là ne surtout pas lui dire « ah je t'avais prévenu » mais plutôt l'encourager en lui disant que vous savez qu'il a faim et qu'effectivement cela ne doit vraiment pas être facile. Lui dire également que vous avez confiance en lui et qu'il est capable d'attendre l'heure du repas pour manger.

 

En général, les parents qui essaient cette technique rapportent que l'enfant apprend très vite des conséquences naturelles de ses choix et que pour le coup après 2 ou 3 fois il va se mettre à table et manger de lui-même et dans le calme.

 

Evidemment, on ne peut appliquer cette alternative qu'à partir du moment où il n'y a pas de danger pour l'enfant, où les conséquences n'interfèrent pas avec le droit des autres. Quand le résultat du comportement de l'enfant ne le touche pas, c'est que ces conséquences naturelles ne sont pas efficaces.

 

  1. Les conséquences logiques

 

La seconde alternative à la punition est le rappel des conséquences logiques. Elle demande l'intervention d'un adulte et incite l'enfant à faire une expérience utile dont le but et d'encourager l'enfant à choisir un comportement plus raisonnable.

 

Ces conséquences logiques doivent être reliées, respectueuses, révélées à l'avance et raisonnables.

 

Ex : un enfant, veut, sur son bureau, faire un dessin, donc des feutres et une feuille.

 

En premier lieu en donnant la feuille et les feutres l'adulte va poser le cadre en expliquant à l'enfant que le dessin se fait sur la feuille et qu'à la fin de l'activité si le bureau est sale il faudra le nettoyer.

 

Quand le parent remonte, évidemment l'enfant a dessiné sur son bureau, l'adulte rappelle le cadre posé lors du début de l'activité, et selon l'âge de l’enfant l'aide, l'accompagne et le fait nettoyer son bureau de façon à réparer cette attitude inappropriée. Évidement le tout en ENCOURAGEANT et non en l'humiliant.

 

  1. La recherche de solutions

 

La troisième alternative à la punition est la recherche de solutions. Ces solutions doivent être reliées, respectueuses, raisonnables et aidantes.

 

Pour cela :

  • Se rappeler qu'il faut du temps aux apprentissages, des étapes, des paliers ;

  • Impliquer l'enfant et définir les règles de fonctionnement avec lui ;

  • Autoriser l'enfant à faire l'expérience de ses choix ;

  • Chercher des solutions ENSEMBLE avec l'enfant.

 

La recherche de solutions va se centrer sur des encouragements, du positif, de la réflexion, de l'auto-évaluation, des responsabilisations. Il est important d'encourager l'enfant à faire mieux ou différemment, les solutions permettent donc de s'appuyer sur des outils qui peuvent être :

 

  • Temps d'Echange en Famille (TEF)

  • Se centrer sur les solutions plutôt que sur les conséquences

  • Créer des routines

  • Offrir des choix limités

  • Demander de l'aide à l'enfant

  • S'occuper de la croyance qui se cache derrière le comportement

  • Décider de ce que nous allons faire avec l'enfant

  • Accorder nos actes et nos paroles

  • Emettre un geste affectif

  • Aider les enfants à explorer les conséquences de leur choix plutôt que de leur imposer

  • Exprimer de l'empathie, de la compréhension tout en restant ferme

  • Lutter contre l'idée que l'enfant a d'abord besoin de se sentir dévalorisé avant de s'améliorer.

  • les 3R de la REPARATION

  • Ne pas oublier les 4R de la punition (Rancœur, Revanche, Rébellion et Retrait)

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