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LES CAPRICES

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Selon la définition du dictionnaire, le mot caprice, est une détermination arbitraire, une envie subite et passagère fondée sur la fantaisie et l'humeur. C'est une exigence accompagnée de colère.

 

D'après les œuvres d'Isabelle FILLIOZAT, on perçoit bien dans ses ouvrages que dans ce que le parents perçoit comme caprices il y a un aspect d'inconstant, d'irraisonné, d'irraisonnable. La colère n'est pas justifiée. Pour les parents dire que c'est un caprice est une solution de facilité, le problème pour ces parents se réglera par des ordres, des menaces, des punitions ou châtiments corporels.

 

En fait, ce que le parent prend pour un caprice est en réalité l'expression d'un BESOIN pour l'enfant.

 

Si les parents menacent, punissent, donnent la fessée, le problème et le besoin réapparaîtront de façon certaine et surement beaucoup plus forte.

Si les parents cherchent dans ce « caprice », l'origine du problème, arrivent à identifier le besoin et par conséquent répondent au besoin de leur enfant, ce dernier se sentira accueilli, écouté, compris. Tout s'apaisera logiquement assez vite et plus tard l'enfant sera en confiance et saura exprimer son besoin plus calmement car il aura retenu que ses parents seront toujours là pour lui, l'écouteront et lui répondront.

 

Souvent quand les parents n'arrivent pas à comprendre les motivations des comportements inappropriés de leurs enfants cela déclenche des nouvelles émotions qui les désarçonnent. Par la punition, la menace, les coups, les jugements les parents tentent de reprendre le contrôle mais finalement aggravent le problème et s'éloignent de plus en plus de leur enfant. Dans ce cas là on rentre dans une lutte de pouvoir.

 

Les caprices sont considérés comme des jeux de pouvoir de l'enfant sur les parents alors qu'en réalité, ils sont le plus souvent, des jeux de pouvoir des parents sur l'enfant.

 

Voyons un exemple, de comment essayer de régler en bienveillance ces luttes de pouvoir :

 

Adèle, 7 ans, la grande de Marc, 3 ans, dessine sur son cahier de coloriage. Marc, voulant également dessiner comme sa sœur, prend les crayons et dessine sur le mur.

 

En voyant cela leur mère, Joséphine, va arrêter Marc dans son élan, lui enlever les crayons, lui faire réparer (avec de l'aide bien évidemment) ce qu'il a fait en nettoyant le mur. Marc va alors regarder sa mère et une fois le mur propre va recommencer sous ses yeux tout sourire....

 

Dans cette situation, cette maman va alors se sentir défié, provoquée, perdante, en perte de maîtrise de la situation.

 

L'enfant, lui, de par son comportement est en recherche de laisse-moi le choix, laisse-moi participer....

 

Comment cette maman pourrait-elle faire pour sortir de cette situation autrement qu'en punissant, donnant des fessé, qu'en humiliant ?

 

 

Plusieurs possibilités s'offrent à elle :

 

  • Offrir des choix limités, on dessine sur un bloc, un cahier ou des feuilles blanches.

  • Décider de mettre les crayons de couleurs sous la responsabilité des parents et que l'enfant ait la nécessité de les demander

  • Poser un cadre fixe en début d'activité

  • Si les règles de ce cadre ne sont pas respectées, faire réparer l'enfant avec lui en lui rappelant l'accord passé en début d'activité.

  • Proposer à l’ordre du jour du prochain TEF pour ensuite à froid faire une recherche solutions.

 

Evidemment ceci est un exemple et chaque famille trouvera sa possibilité, sa solution qui lui correspond.

 

En passant par ceci, cela va éviter à la maman Joséphine, une prise de pouvoir sur son fils. N'oublions pas que le « POUVOIR » est à l'origine de la violence. Les parents sont responsable du bien être et du bon développement physique et affectif de leur enfant.

 

Chaque fois qu'un parent a le sentiment que l'enfant cherche à exercer du pouvoir sur lui, il doit PRENDRE DU TEMPS et RAISONNER en terme de BESOIN.

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