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éducative

Il ne veut pas faire ses devoirs

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Ce livre est écrit par Véronique MACIEJAK journaliste et formatrice en Discipline Positive,. 

La circulaire du 29 Décembre 1965, interdit les devoirs écrits en primaire. Puis 1 autre circulaire vient la renforcer en précisant "A la sortie de l'école, le travail donné par les maîtres aux élèves se limite à 1 travail oral ou à des leçons à apprendre"

Malheureusement, en tant que parents, nous pouvons nous apercevoir que la théorie ne reflète pas la réalité. beaucoup trop d'enfants sont surchargés de devoirs et cette circulaire n'est que trop peu respectée.

Porter un nouveau regard sur les devoirs, utiliser les outils comme l'écoute, l'encouragement et la créativité va pouvoir nous aider. 

Il est important de voir l'erreur comme une opportunité d'apprentissage, en effet, l'enfant a le devoir de se tromper pour pouvoir avancer et apprendre.

Les enfants DYS et/ou précoces peuvent avoir des difficultés dans les devoirs.

L'enfant qui ne veut pas faire ses devoirs peut également être un enfant en souffrance (racket, harcèlement, violence à l'école).

Le plus souvent lorsqu'un enfant, ne veut pas faire ses devoirs, il est bon en tant que parents de s'assurer que : 

  • les besoin physiologiques de l'enfant soient respectés : 
    • Le besoin de manger => collation
    • Le besoin de bouger => Brain gym, sport
    • Le besoin de se reposer => temps de pause
    • Le besoin d'attachement => temps dédié, câlins, jeux
  • L'enfant peut manquer également de motivation : 
    • Penser à coopérer plutôt que d'imposer
    • se rappeler que nous sommes modèle pour nos enfants
    • éviter de récompenser ou de punir car ceci est contre-productif
    • Répondre aux besoins de :
      • Finalité => expliquer l'utilité et ses aspirations
      • Autonomie => l'enfant a besoin d'un espace de liberté à la maison et à l'école
      • Compétence => l'enfant EST CAPABLE DE
      • Appartenance => l'enfant doit ressentir qu'il est IMPORTANT au sein du groupe (famille comme école) et qu'il y a toute SA PLACE
  • L'enfant peut être découragé : 
    • Décoder la croyance erronée de l'enfant pour l'aider à s'en défaire
    • Eviter de faire des comparaisons avec d'autres enfants
    • Inciter l'enfant à se centrer sur ses progrès, son évolution
    • Valoriser l'erreur
    • Aider l'enfant à utiliser ses forces et à transformer ses faiblesses en forces
  • L'enfant peut ne pas savoir apprendre : 
    • Faire en sorte que les devoirs deviennent un jeux
    • Répondre à ses questions
    • Accepter les silences
    • Faire des pauses
  • L'enfant peut aussi être dépassé par ses émotions : 
    • Apprendre à l'enfant à mettre des MOTS sur les MAUX, prendre le temps de pratiquer de l'écoute efficace. 

      Il est également important d'ECOUTER ce que l'enfant va vous dire. L'écoute active dans ces moments là est primordiale, il est essentiel de laisser l'enfant parler sans l'interrompre, d'être attentif à ses émotions ainsi qu'à des indices dans son récit qui vont nous permettre de découvrir des pistes afin de comprendre ce qui a pu lui passer par la tête, et ce, qui aura donc occasionner cette situation inappropriée.

      Lors de comportements inappropriés une des choses essentielle pour nous en tant que parents est ensuite, une fois la connexion établie est de REFORMULER ce que l'enfant nous a dit, s'assurer que nous avons bien compris, cela va permettre de VALIDER ses ressentis et cela va faciliter le réconfort qui en découlera.

    • Aider l'enfant à transformer son stress en énergies positives

    • Inviter l'enfant à prendre soin de lui

    • Apprendre des techniques de régulation des émotions :

      • EFT

      • sophrologie

      • méditation

      • yoga

  • L'enfant peut enfin avoir du mal à s'organiser : 

    • Discuter avec l'enseignant sur les difficultés organisationnelles  et rechercher des solutions ensemble

    • Mettre en place des routines

    • Aider l'enfant à se responsabiliser à la gestion des devoirs

    • Réfléchir à quelle personne peut le mieux aider l'enfant ? 

      • Membre de la famille

      • Enseignant à l'étude

      • Voisin

      • Ami

      • Coach scolaire

Nous pouvons donc voir que ce livres apporte aux parents pleins de pistes et d'outils, vous les retrouverez détaillés lors de sa lecture. Il est par conséquent très riche pour nous aider à accompagner au mieux nos enfant lors de leurs devoirs.

 

 

Conférence Discipline Positive

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Ce vendredi 7 octobre 2016, a eu lieu à Beynes, la première conférence interactive sur la Discipline Positive une pédagogie basée sur l'encouragement. 

Le mot "Discipline" vient du latin Disciplina, "action d'instruire" et dans la même veine on trouve discipulus qui signifie "Celui qui suit un modèle ou celui qui reçoit l'enseignement".

Nous avons abordé tout au long de cette conférence la présentation et l'origine de la Discipline Positive et également quelques outils à travers des ateliers interactifs.

Chacun de nous a une valeur et mérite un droit à la dignité et au respect. La BIENVEILLANCE consiste à faire preuve de respect envers l'enfant et la FERMETE consiste à faire preuve de respect avec le cadre et ce qui doit être accompli.

Que signifie ENCOURAGER ?

Rudolf Dreikurs disait "L'encouragement est à l'enfant ce que l'eau est la plante, Il ne peut vivre sans"

Encourager est le faire d'insuffler la force, de stimuler, d'aiguillonner. Nous sommes parents et nous donnons des racines à nos enfants afin qu'ils déploient leurs ailes en toute confiance quand ils quitteront le nid.

Encourager c'est aussi reconnaître une amélioration, remarquer un effort, partager sa gratitude.

Je tiens à adresser un énorme merci aux mamans de l'association qui m'ont accompagnée et aidée dans cette belle première aventure, merci à ma partenaire et mon double l'association Maman Caline Partenariat avec l'association Aline Mamancaline pour tout ce quelle peut m'apporter et m'offrir. Un grand merci aux parents présents avec qui les échanges ont été très riches. Ce fut vraiment un très bon moment de partage 

Les 50 Règles d'or de l’éducation positive par Solenne Roland-Riché et Bénédicte Péribère

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Ce petit bouquin est co-écrit par Solenne ROLAND-RICHE (Formatrice certifiée en Discipline Positive) et Bénédicte PERIBERE (psychologue clinicienne). Il tient dans un sac à main et se lt très facilement, on a la possibilité de revenir à tout moment sur une règle si le besoin s'en fait sentir.

J'avoue que je l'ai toujours sur moi et je ne m'en sépare plus ;-) va falloir que je trouve une solution pour la bibliothèque de l'association ;-)

Voici quelques règles que parcours ce super petit bouquin, et je vous laisserez découvrir les autres en fonçant l'acheter car en plus il est vraiment pas cher ;-)

  • L'éducation positive permet de bâtir la force des enfants je cite "un enfant qui n'en fait qu'à sa tête est un enfant qui a de l'indépendance, de l'autonomie et de l'esprit critique"

Etre parents est une route magnifique et pourtant difficile, les nuit blanches, les maladies, les grasses matinées envolées, tout cela risque de provoquer chez nous angoisses, doutes et fatigue.

  • Il nous suffit d'en prendre conscience et de l'accepter. Tout cela est normal
  • Contrairement à ce que beaucoup de personnes pensent l'éducation positive n'est ni Marketing, ni permissive, ni récente.

En effet, un des Pères de l'éducation positive se comme Alfred ADLER (nous avons d'ailleurs des bouquins de cet auteur dans notre bibliothèque), Il est né en 1870 et est décédé en 1937, c'est un médecin autrichien et il est le fondateur de la psychologie individuelle.

La psychologie individuelle est un ensemble de théories psychologiques élaborées par le médecin autrichien Alfred ADLER. Discipline spéculative, psychologie des profondeurs, qu'on peut situer aux côtés de la psychologie analytique de Carl G.JUNG, elle est issue de manière dissidente de la psychanalyse de Sigmund FREUD qui rejettera les théories d'Adler.

ADLER voit dans le sentiment social un phénomène ayant des racines biologiques qui se développe à la naissance dans la relation mère-enfant pour s'étendre ensuite aux autres membres de la famille et à la société. Il ne s'agit donc pas d'une socialisation de la libido. Certains éthologues reprendront cette théorie.

  • Pour les enfants c'est l'apprentissage par l'imitation qui s'applique, d'où la présence des neurones miroirs dans notre cerveau.
  • La méditation, le sport, l'alimentation ainsi que le fait de se faire plaisir vont nous aider à limiter et contrôler notre stress.
  • Le jeux est créateur de liens et permet également de lutter contre d'éventuelle difficultés relationnelles
  • Utiliser les MERCI et la GRATITUDE le plus souvent possible
  • Ne pas porter de jugement
  • Utiliser l'encouragement en valorisant les progrès, les prises de risques, la persévérance

Faisons confiance à nos enfants et ayons confiance en nous, nous ne devons pas oublier qu'il n'y a pas meilleur parents que nous.

Je suis vraiment FANA de ce petit livre qui donne vraiment beaucoup de clés et quand je rencontre des parents se questionnant sur l'éducation positive c'est le livre sur lequel je les oriente car toute la Discipline Positive, y est expliquée en 50 règles vraiment simple et claires.

Je vous recommande chaudement sa lecture ;-)

Les colères, morsures, tapes et autres actes agressifs de l'enfant

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Il est important de savoir que  le petit enfant n'est pas capable de contrôler ses émotions, ses impulsions. C'est le cerveau archaïque et émotionnel qui domine chez l'enfant.

Entre 1 et 3 ans, il va le conduire à avoir des réactions instinctives d'attaques, de fuites et de sidérations. Ces comportements diminuent progressivement vers 5-6 ans.

Selon le Dr Catherine GUEGUEN, lors des conflits avec l'enfant, une découverte scientifique fondamentale a été faite : l'empathie et la bienveillance participe à la maturation du cerveau de l'enfant.

Mettre des mots sur ses émotions, se montrer bienveillant et soutenant apaise l'enfant. Bien au contraire, si l'adulte crie, menace, puni l'enfant qui mord, qui tape ou fait des colères, l'enfant utilisera ses neurones miroirs et alors imitera l'adulte.

Les neurones miroirs et leur fonctionnement expliqué en vidéos : 

Que faire devant un enfant qui a ces comportements ? 

Il est important pour l'enfant : 

  • de l'arrêter avec douceur,
  • de l'apaiser en restant présent, calme et en ayant une attitude sereine avec une voix douce. Si l'enfant est approchable avoir envers lui des gestes d'apaisement et de tendresse,
  • de le comprendre dans ses émotions, de le guider. Il est important de savoir que COMPRENDRE et APAISER ne signifie pas LAISSER FAIRE, ni APPROUVER le comportements de l'enfant. Toutes les émotions sont LEGITIMES, tous les comportements ne sont pas ACCEPTABLES.
  • de lui donner confiance, trouver les mots juste pour lui parler,
  • d'éviter d'avoir une attitude qui va renforcer son agressivité : 
    • crier,
    • menacer,
    • punir,
    • humlilier
    • frapper
  • de ne pas le dévaloriser en lui disant, "tu n'es pas gentil", "tu es méchant", cela va occasionner une perte de confiance en lui et une baisse d'estime de soi,
  • de ne pas faire de  phrases incompréhensibles. En dessous de 5 ans l'enfant n'a pas la maturité cérébrale pour analyser des actes, son comportements et prendre du recul.
  • d'essayer de trouver les causes, on y retrouvera souvent le même élément déclencheur : 
    • fatigue,
    • faim,
    • besoin d'attention, 
    • besoin de se dépenser etc....
 

Les relations entre parents et adolescents

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Selon le Dr Haim G Ginott, la période de l'adolescence ne ressemble à aucune autre période de la vie. L'enfant passe par des crises, des transformations physiques, psychologiques et neurologiques qui ne sont vraiment pas simple à gérer pour eux.

 

A cette période, l'adolescent croit qu'il ressemble de plus en plus à l'adulte, qu'il n'a plus jamais besoin d'aide ou du moins, de moins en moins besoin de l'adulte, cependant, il n'est pas encore totalement prêt pour l'indépendance. Il a besoin plus que jamais de guides, en l’occurrence ses parents, pour l'encourager, l'autoriser, le sécuriser, recevoir un enseignement et même parfois le consoler.

 

Notre rôle de parents pendant cette période n'est pas chose facile, nous ne savons pas comment aborder la personne que l'adolescent devient ni physiquement, ni psychiquement. Il est important de prendre le temps de réfléchir à ce que nous souhaitons transmettre à nos enfants. Cela nous aidera à avoir la « juste » attitude.

 

Pour un parent d'adolescent, accepter l'inévitable c'est accepter tous les changements qui vont faire de notre enfant un adulte.

 

Comment aider son adolescent ?

 

Acceptez et accueillez son attitude et son mécontentement. Si vote adolescent manque de discernement et qu'il agit de manière impulsive, ce n'est pas contre vous mais à cause de son cerveau. Rappelons que la construction du cerveau se termine vers 26 ans.

 

Nous devons dans nos réactions distinguer ce qui est acceptable de ce qui ne l'est pas. Il est important de comprendre qu'accepter ne signifie pas approuver.

 

Il est important de les secourir lorsqu'ils sont en colère, qu'ils ont peur ou qu'ils ont des ennuis sans pour autant nous approprier tout cela. L'adolescent, assuré de la tendresse et du respect des siens, doit s'aventurer seul sur le chemin de SA vie.

 

Comme pour les enfants, lors des conflits il est plus facile de trouver une solution et de restaurer la paix lorsque les émotions se sont calmées. L'utilisation du TEMPS DE PAUSE est alors un très bonne outil de Discipline Positive.

 

LE TEMPS DE PAUSE

Lorsqu'un enfant a une attitude inappropriée, il est bon de proposer un temps de pause à l'enfant : un temps où on lui demandera ce qu'il aimerait faire pour pouvoir redescendre dans sa pression, sortir de sa colère, certains vont demander un câlin, d’autres de jouer dans leur chambre, chaque enfant est différent, il est important d’écouter ce dont l'enfant à besoin si nous voulons le faire redescendre en pression si l'on veut qu'il nous écoute par la suite.

Pour le temps de pause on peut aussi aménager un espace de la maison, qui ne sera dédié qu'à cela et pour tous les membres de la famille lorsque l'un de celle-ci sent une colère monter ou bien est en colère. C'est un espace qui est aménagé de façon à se faire du bien.


Un très bonne outil également de Discipline Positive à utiliser avec l'adolescent est l'ENCOURAGEMENT. Nous avons vu dans d'autre articles, que les encouragements, tire vers le haut, motivent à bien faire, amène à une auto-responsabilisation, a une confiance en soi et une bonne estime de soi. L'adolescent va se sentir soutenu et va avoir envie de faire des efforts.

 

Notre article sur les encouragements

 

Il est également important de poser des cadres et des valeurs. Attention, il faut un cadre qui apporte de la sécurité dont l'adolescent a besoin et non un cadre qui le contraint.

 

Un dernier outil très important est l'accord.

 

Notre article sur l'accord avec l'adolescent

 

En conclusion, pour communiquer et pouvoir aider nos adolescent dans la bienveillance et fermeté il est important :

  • de se rappeler toutes les transformations physique et psychologique par lesquelles il passe,

  • décrire les faits au lieu de la personne permet à l'adolescent de se faire une juste image de lui même et l'encourage à plus de coopération,

  • l'autorité bienveillante se construit à l'aide d'un cadre à 4 niveaux :

    • Niveau 1 : ce qui est interdit c'est ce qui est lié à un cadre légal et réglementaire,

    • Niveau 2 : ce qui est non négociable c'est ce qui est lié aux valeurs familiales et à la sécurité,

    • Niveau 3 : ce qui est négociable c'est à dire que les parents et l'adolescent définissent ensemble et de manière précise les limites à respecter,

    • Niveau 4 : C'est ce qui est libre c'est à dire ce qui est OK pour les parents et l'adolescent.

 

Les conflits dans la fratrie

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Il existe plusieurs façon en discipline positive pour gérer les conflits dans la fratrie.

 

  • Afin de pouvoir présenter ces outils de façon ludique aux enfants il existe une roue des choix. Cette roue présente les stratégies qui varient bien-sûr en fonction du contexte, de l'âge des enfants. C'est un outil pertinent à condition une fois de plus que l'enfant soit impliqué dans son élaboration, chaque enfant de la famille va faire sa propre roue des choix accompagné de ses parents et va donc disposer de son propre outils.

 

 

Voici un exemple de roue des choix :

 

Roue des choix

Attention comme dit plus haut cette roue n'est qu'exemple il faut que l'enfant face avec ses parents la roue des choix qui lui corresponde.

 

 

 

 

 

On également mettre dan une roue des choix, les suivants :

  • Les 3R de la réparation

  • Encouragements

  • Question de curiosité

  • Temps de pause

  • Choix limités

  • TEF

  • Conséquences Logiques

  • Proposer à l'autre un autre jeu

  • Fixer une règle

 

Qu'a-t-on, nous appris de nos relations et nos sentiments entre frères et sœurs ?

 

Lors des conflits suivant la position dans laquelle nous allons nous trouvée va engendrer différents sentiments.

 

Les sentiments qui peuvent être ressenti lors d'un conflits dans une fratrie peuvent être très nombreux : Injustice, Rancune, Sentir une préférence de par les parents, jalousie, rhétorique, surenchère, partage, réparation, débrouillardise, complicité, lutter contre, ennui, pardon, soutien, clans,  alliance, culpabilité.

 

Quels outils enseigner à nos enfants pour aider à la gestion des conflits dans la fratrie ?

 

En Discipline Positive, on va traiter les enfants de la même façon. Une grande partie des conflits dans la fratrie sont là pour attirer l'attention des parents.

 

Si l'on intervient, sans le vouloir, nous allons enfermer les enfants dans un rôle en défendant toujours celui que nous sentirons le plus faible alors que souvent les responsabilités sont beaucoup plus partagées que l'on ne le pense.

 

Pour arriver à traiter ces enfants de la même façon il existe en Discipline Positive 3 méthodes :

  1. Leur demander de sortir de la pièce de conflit et par exemple d'aller dans le jardin.

  2. Sortir vous et s'il n'y a aucun danger pour eux les laisser tous seuls régler leur problème.

  3. Vous supportez vos enfants, vous faites acte de présence dans la pièce mais n'intervenez pas.

 

En général, dans ces cas, comme l'adulte ne prend pas parti et donc n'alimente pas le conflit, les enfant vont voir que finalement l'attention qu'ils voulaient avoir en déclenchant ce conflit n'est pas là et que donc cela ne sert à rien. Cela va souvent arrêter les tensions dans la fratrie.

 

LES CAPRICES

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Selon la définition du dictionnaire, le mot caprice, est une détermination arbitraire, une envie subite et passagère fondée sur la fantaisie et l'humeur. C'est une exigence accompagnée de colère.

 

D'après les œuvres d'Isabelle FILLIOZAT, on perçoit bien dans ses ouvrages que dans ce que le parents perçoit comme caprices il y a un aspect d'inconstant, d'irraisonné, d'irraisonnable. La colère n'est pas justifiée. Pour les parents dire que c'est un caprice est une solution de facilité, le problème pour ces parents se réglera par des ordres, des menaces, des punitions ou châtiments corporels.

 

En fait, ce que le parent prend pour un caprice est en réalité l'expression d'un BESOIN pour l'enfant.

 

Si les parents menacent, punissent, donnent la fessée, le problème et le besoin réapparaîtront de façon certaine et surement beaucoup plus forte.

Si les parents cherchent dans ce « caprice », l'origine du problème, arrivent à identifier le besoin et par conséquent répondent au besoin de leur enfant, ce dernier se sentira accueilli, écouté, compris. Tout s'apaisera logiquement assez vite et plus tard l'enfant sera en confiance et saura exprimer son besoin plus calmement car il aura retenu que ses parents seront toujours là pour lui, l'écouteront et lui répondront.

 

Souvent quand les parents n'arrivent pas à comprendre les motivations des comportements inappropriés de leurs enfants cela déclenche des nouvelles émotions qui les désarçonnent. Par la punition, la menace, les coups, les jugements les parents tentent de reprendre le contrôle mais finalement aggravent le problème et s'éloignent de plus en plus de leur enfant. Dans ce cas là on rentre dans une lutte de pouvoir.

 

Les caprices sont considérés comme des jeux de pouvoir de l'enfant sur les parents alors qu'en réalité, ils sont le plus souvent, des jeux de pouvoir des parents sur l'enfant.

 

Voyons un exemple, de comment essayer de régler en bienveillance ces luttes de pouvoir :

 

Adèle, 7 ans, la grande de Marc, 3 ans, dessine sur son cahier de coloriage. Marc, voulant également dessiner comme sa sœur, prend les crayons et dessine sur le mur.

 

En voyant cela leur mère, Joséphine, va arrêter Marc dans son élan, lui enlever les crayons, lui faire réparer (avec de l'aide bien évidemment) ce qu'il a fait en nettoyant le mur. Marc va alors regarder sa mère et une fois le mur propre va recommencer sous ses yeux tout sourire....

 

Dans cette situation, cette maman va alors se sentir défié, provoquée, perdante, en perte de maîtrise de la situation.

 

L'enfant, lui, de par son comportement est en recherche de laisse-moi le choix, laisse-moi participer....

 

Comment cette maman pourrait-elle faire pour sortir de cette situation autrement qu'en punissant, donnant des fessé, qu'en humiliant ?

 

 

Plusieurs possibilités s'offrent à elle :

 

  • Offrir des choix limités, on dessine sur un bloc, un cahier ou des feuilles blanches.

  • Décider de mettre les crayons de couleurs sous la responsabilité des parents et que l'enfant ait la nécessité de les demander

  • Poser un cadre fixe en début d'activité

  • Si les règles de ce cadre ne sont pas respectées, faire réparer l'enfant avec lui en lui rappelant l'accord passé en début d'activité.

  • Proposer à l’ordre du jour du prochain TEF pour ensuite à froid faire une recherche solutions.

 

Evidemment ceci est un exemple et chaque famille trouvera sa possibilité, sa solution qui lui correspond.

 

En passant par ceci, cela va éviter à la maman Joséphine, une prise de pouvoir sur son fils. N'oublions pas que le « POUVOIR » est à l'origine de la violence. Les parents sont responsable du bien être et du bon développement physique et affectif de leur enfant.

 

Chaque fois qu'un parent a le sentiment que l'enfant cherche à exercer du pouvoir sur lui, il doit PRENDRE DU TEMPS et RAISONNER en terme de BESOIN.

La Violence Educative Ordinaire (VEO)

Slogan pourquoi

 

D'après les sondages TNS SOFRES de 2009, 67% des enfants français sont frappés par leurs parents.

 

Personne ne trouvera normal qu'un homme ou une femme gifle sa mère ou son père, par contre la société aujourd'hui trouve normal de gifler, de frapper ou de donner la fessée aux enfants.

Les Violences Éducatives Ordinaires (VEO) passent par tirer les oreilles, les cheveux, les bras, la fessée, le martinet, mettre la tête dans l'assiette, cogner la tête sur le bureau, le ceinturon etc... (et ce n'est qu'une petite partie des châtiments corporels).

 

Pourtant frapper un animal dans notre société scandalise alors que frapper un enfant est normal. Les punitions, châtiments corporels ont un impact et ce avec certitude, grâce aux recherches sur les neurosciences, sur la formation et le fonctionnement du cerveau. Nous rappelons que le cerveau fini sa construction vers 26 ans.

Quand ce dernier est soumis à ces violences, ses capacités sont diminuées, le développement des neurones se fait mal et certains neurones sont atteints de lésions.

 

L'enfant qui subi des châtiments corporels va obéir dans l'immédiat parce-qu’il a peur de recevoir des coups, souvent il recommencera à la première occasion par provocation. Beaucoup de parents frappe leur enfant sans la moindre conviction et sans que leurs enfants leurs obéissent pour autant.

 

Il est important de savoir que secouer un bébé, donner une claque peut avoir de graves suites. Le traumatisme des bébé secoués sont assez connues et nous allons le rappeler.

Lorsqu’un bébé est secoué, des lésions cérébrales peuvent survenir même si son crâne ne reçoit aucun choc. En effet, les nourrissons et les jeunes enfants ont une tête relativement grosse et lourde par rapport à leur corps. La musculature de leur cou est faible et leur cerveau est encore en développement. Il est donc plus sensible et plus susceptible d’être blessé par une secousse.
Sous l’effet des secousses, la tête du bébé se balance rapidement d’avant en arrière et son cerveau heurte les parois de son crâne. Des vaisseaux sanguins cérébraux peuvent se rompre. D’autres blessures sont aussi possibles, à savoir :

  • un écrasement du tissu cérébral contre la boite crânienne à chaque secousse, entraînant des contusions et un œdème cérébral avec hémorragie ;

  • un phénomène de cisaillement du tissu cérébral, causant des déchirements.

Les conséquences de ces traumatismes peuvent être très graves pour l’enfant et inclure des séquelles neurologiques permanentesou même la mort.

 

Pour ce qui concerne les claques, ces dernières lorsqu'elles sont données peuvent perforer un tympan ou/et provoquer des traumatismes du globe oculaire et donc de la vision.

 

Pour ce qui est des tapes sur les mains, il faut savoir que les mains des enfants sont particulièrement fragiles notamment pour les plaques de croissance des os, qui, si elles sont endommagées, peuvent causer des déformations.

 

« Moi j'ai été frappé, je ne m'en porte pas plus mal » ou « une bonne fessée n'a jamais tué personne »

 

C'est ce qu'avance en générale les défenseurs des châtiments corporels, pour signifier qu'ils ne sont pas dangereux et qu'il n'y a pas de quoi les interdire.

 

Pourtant le site de l'observatoire de l'OVEO (http://www.oveo.org/) fait un constat alarmant. Dont une parmi celles-ci, selon une étude publiée dans la revue Pédiatrics en Avril 2010, les enfants giflés ou fessés fréquemment (plus de 2 fois par mois) courent un risque d'être agressifs, menaçant et cruels à l'âge de 5 ans.

 

Il est important de savoir que les principes acquis par un enfant frappé sont :

  • j'ai le droit et raison de te frapper

  • en te faisant du mal, je te fais du bien

  • tu ne dois pas avoir confiance en toi

  • tu n'es pas capable de comprendre ce que je te fais

  • souffrir est bien et faire souffrir aussi

  • n'écoute pas tes sentiments et ton cœur mais la voix de ton père et ta mère

  • quand on est faible, petit il faut se soumettre à la violence

  • on peut faire mal à quelqu'un pour son bien

  • quand on aime quelqu'un, on a le droit de le faire souffrir

  • on a raison de me frapper parce que je suis méchant

 

« Un enfant frappé ne cesse pas d'aimer ses parents, il cesse de s'aimer lui même » Jesper Juul

 

Quand on voit toute la nocivité des coups et de la violence verbale chez l'enfant il faut savoir que nous pouvons éduquer nos enfants dans le respect et dans la non violence.

 

« Il est bon de traiter nos enfants comme nous voudrions être traité. Aimons-le, Respectons-le, respectons son autonomie, soyons tendre avec lui, écoutons ce qu'il a à nous dire, ses émotions, ses sentiments. » Olivier Maurel

 

Le parent doit s'interdire de frapper car ce dernier est un être lourd, puissant, rapide qui peut provoquer nous l'avons vu dans cet article des dégâts physiquement et moralement irréversibles et /ou meurtriers chez les enfants.

 

Etre parent la nuit

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D'après la lecture du livre du Dr William SEARS "Etre parent la nuit aussi", nous allons voir plusieurs questions que de nombreux parents peuvent se poser sur leur rôle la durant la nuit.

 

Où devrait dormir bébé ? Dans sa chambre ou en sommeil partagé ? 

En fait, l'endroit où (père-mère et enfant) dorment le mieux et où ils se sentent bien est l'arrangement idéal pour la famille.

 

Le sommeil partagé c'est lorsque le bébé dort dans le lit parental, ou dans un lit placé à côté du lit des parents.

 

Les avantages du sommeil partagé

  • le bébé dort mieux
  • la maman dort mieux
  • pour les mamans allaitantes il est plus facile d'allaiter
  • les nuits sont plus calment

 

Pourquoi les parents hésitent-ils ? :

  • l'influence de la société
  • les avis de certains professionnels de santé
  • la peur de la dépendance
  • la peur d'étouffer bébé
  • la peur du jugement de proches (famille, amis)

 

Doit-on laisser pleurer bébé ? :

Les conséquences pour la mère

  • déchirement , souffrance, culpabilité, perte de confiance en soi...
  • la mère qui va laisser pleurer son bébé va à l'encontre de ses réactions intuitives

 

Les conséquences chez le bébé

  • il va perdre confiance en ses parents et en lui
  • il va développer un sentiment d'abandon

 

Il est important de savoir que lorsque la mère dort près de son bébé, leurs cycles de sommeil sont synchronisés.

 

Le rôle du père la nuit

Le rôle du père la nuit est très important,

  • lorsque le papa s'implique tôt dans les soins apportés à son bébé, cela permet de créer un lien d'attachement plus rapidement et de meilleur qualité avec son enfant,
  • le papa appui la maman la nuit, la soutien, l'encourage, voir prends le relais si la maman en exprime le besoin,
  • le papa doit être attentif aux signes d'épuisement de la mère, à ce moment là il prend la relève et demande à la maman de s'occuper d'elle, de prendre soin d'elle.

 

 

Partagé votre lit avec bébé ce PDF est à télécharger gratuitement : Brochure UNICEF des consignes de sécurité.

 

 

 

 

 

 

Bata-Waf (DJECO)

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Nous choisissons de vous présenter un jeux testé avec nos enfants. C'est un jeu qui développe l'observation et la rapidité. Ce jeu se joue de 2 à 4 joueurs et dès 3 ans.

C'est un jeu de bataille spécialement conçu pour les tous petits et le but est de récupérer toutes les cartes du jeu.

 

Règle du jeu :

Distribuer toutes les cartes. Chaque joueur pose son paquet de cartes devant lui face cachée.

Les joueurs retournent en même temps la première carte de leur paquet. Celui qui a mis la carte avec le chien le plus gros remporte le pli. Parfois il arrive que les joueurs retournent 2 cartes avec des chiens de même tailles.

Ils doivent alors dire "BATA-WAF". Ils mettent chacun au-dessus de leur carte une autre carte face cachée, puis encore une autre carte face découverte. Celui qui a mis la dernière carte avec le chien le plus gros remporte le pli.

L'avantage c'est que les enfants qui ne savent pas compter peuvent facilement repérer qui remporte le pli, en comparant la taille des chiens.

 

 

Le Temps d'Echange en Famille selon le livre la Discipline Positive de Jane NELSEN

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Qu'est-ce qu'un temps d'échange en famille ?

 

C'est un peu comme une réunion de famille, qui dure environ 15 à 30 minutes et que l'on essaye de faire une fois par semaine. Il permet de s'apprécier de façon positive, de se concentrer ensemble sur des solutions et de développer les compétences sociales. Les enfants peuvent commencer le Temps d'Echange en Famille dès 4-5 ans.

 

Les objectifs du TEF :

  • s'apprécier et se remercier ;

  • s'aider les uns les autres ;

  • résoudre des problèmes et pratiquer la recherche de solutions ;

  • se faire plaisir et planifier une activité familiale.

 

Quels sont ses bénéfices :

  • il développe le sentiment d'appartenance ;

  • il favorise la coopération ;

  • il apprend à exprimer de la gratitude ;

  • il permet de renforcer les traditions et valeurs familiales ;

  • il permet d'utiliser les erreurs comme des opportunités d'apprentissage.

 

Comment mettre en place un TEF ?

 

  • Il faut tout d'abord choisir un lieu propice, en dehors des repas, s'installer autour d'une table ou en cercle dans le salon.

  • Avoir un bâton de parole

  • Avoir un Président et un secrétaire sur la base du volontariat : le président organisera le déroulé du TEF et le secrétaire prendra les notes.

 

En résumé le TEF permet d'enseigner les compétences sociales telles que :

  • l'écoute ;

  • le partage d'idées ;

  • le respect mutuel ;

  • l'importance du temps de pause avant la résolution de problèmes ;

  • l'intérêt pour l'autre ;

  • la coopération ;

  • les responsabilités ;

  • le développement du sentiment d'appartenance.

 

 

Pour les parents le TEF permet :

  • d'éviter les luttes de pouvoir en partageant le contrôle de façon respectueuse (la coopération) ;

  • de favoriser l'auto-discipline ;

  • d'écouter d'une façon qui invite les enfants à écouter aussi ;

  • de partager respectueusement les responsabilités ;

  • de créer de bons souvenirs en établissant des traditions familiales ;

  • d'être exemple de compétences que nos enfants auront ensuite envie de transmettre à leurs enfants.

 

ATTENTION ET IMPORTANT :

 

LORS DU TEF, LE BATON DE PAROLE TOURNE A TOUR DE ROLE DANS LES MAINS DE CHAQUE MEMBRE DE LA FAMILLE ; LE MEMBRE QUI A LE BATON DE PAROLE PARLE SI LE DESIRE ET SI NE LE SOUHAITE PAS IL PEUT LE DONNER A SON VOISIN. LORSQUE LA PERSONNE QUI A LE BATON DE PAROLE PARLE IL EST IMPORTANT DE RESPECTER CE TEMPS DE PAROLE ET DE NE PAS INTERVENIR. SI UNE PERSONNE VEUT INTERVENIR ELLE LE FERA QUAND LE BATON DE PAROLE SERA DANS SES MAINS.

 

CECI POUR GARDER LE CALME, LE RESPECT, L'ECOUTE.

 

L'accord et l'accord avec l'adolescent

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L'accord est un outil de Discipline Positive vraiment efficace quand il est bien établ que l'on évite, les pièges qui le font échouer et qu'il a un suivi efficace.

 

Comment avoir un accord efficace ?

 

  • Avoir une discussion amicale :

    • Exprimer ses ressentis

    • admettre que c'est notre problème et demander de l'aide.

      « J'ai un problème avec les serviettes de la salle de bain qui sont toujours par terre, j'ai besoin que tu m'aides, que pourrait-on faire ? »

    • demander la version des faits à l'enfant

  • Réfléchir ensemble aux solutions possibles

  • Se mettre d'accord sur la solution que l'on va suivre de façon précise

  • S'attendre à ce que l'accord ne soit pas respecté

 

 

Quels sont les pièges qui font échouer l'accord ?

 

  • Vouloir que notre enfant ait les mêmes priorités que nous

  • Rentrer dans le jugement

  • Ne pas inclure une date, une heure ou un moment précis

  • Ne pas maintenir de dignité et de respect pour les personnes

 

Comment suivre l'accord de façon efficace ?

 

  • Utiliser des commentaires simples :

    • « Je remarque que notre accord n'est pas respecté, ton cartable est toujours dans le couloir. »

  • En réponse aux objections :

    • « Quel était notre accord ? »

  • Sans réponse de l'enfant :

    • Faire un SILENCE + dire ET ?

  • « Merci de respecter notre accord. »

 

 

L'accord avec les adolescents selon la Discipline Positive pour les Adolescents de Jane NELSEN

 

  1. Identifier le problème et faire une observation.

« J'ai remarqué qu'on a un problème avec............ (Remplir le blanc avec le problème). J'aimerai qu'on puisse trouver une autre façon de gérer ce qui nous pose problème à tous les deux. J'aimerai qu'on se prenne tous les deux au sérieux et que cette discussion ne soit pas un moment où l'on s'agresse, se blesse ou que l'on cherche qui est le coupable ? »

 

2. L'adolescent donne son point de vue et ses ressentis. Ecouter

« Quel est ton point de vue sur la situation ? Qu'est ce que tu ressens ? »

 

3. Reformuler ce qu'il vient de dire en utilisant cette phrase :

« Tu te sens …................  car ….......... et tu aimerais............  Y a t il autre chose ? »

 

4. Faire une appréciation

« Merci de partager tes préoccupations avec moi, maintenant je te comprends mieux »

 

5. Donner son point de vue et ses ressentis

Parler en JE

 

6. Demander à l'adolescent de reformuler ce que vous venez de dire

« Qu'as tu entendu comme étant ma problématique ? »

« Qu’as-tu compris de ma problématique »

7. Faire une appréciation

« Merci de m'avoir entendu(e),écouté(e), ca fait du bien de se sentir compris(e) »

 

8. Réfléchir ensemble à des solutions

 

9. Evaluer et Choisir une solution

« Je sais que l'on a des points de vue différents. Trouvons une solution qui nous convienne à tous les deux. »

 

10. Planifier comment la solution va être mise en œuvre et pour combien de temps

 

11. Se mettre d'accord sur une date et une heure pour revoir comment la solution fonctionne.

 

12. Faire une appréciation

« Merci de faire ça avec moi, j'apprécie tes efforts.

Les comportements inappropriés (complément au café du 09 Mai 2015)

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Un comportement inapproprié c'est :

  • Un manque de connaissance ou de conscience de ce qui est attendu

  • Un manque de compétence dans la pratique

  • Un comportement qui correspond en fait au stade de développement « normal » de l'enfant

  • Un comportement par le cerveau reptilien

  • Un enfant découragé dans la poursuite d'un objectif mirage qui exprime un besoin d'importance et d'appartenance.

 

Il est bon de porter un nouveau regard sur les comportements inappropriés et de regarder ceux-ci comme des opportunités d'apprentissage. C'est un défi passionnant, pour nous parents, que de regarder les comportements inappropriés de nos enfants comme autant d'opportunités d'apprentissages.

 

Lors d'un comportement inapproprié se cache sous celui-ci un objectif mirage. Ces objectifs mirages vers lesquels tend l'enfant quand il se sent découragé sont au nombre de 4 et sont :

  • Accaparer l'ATTENTION

  • Prendre le POUVOIR

  • Prendre une REVANCHE

  • Confirmer sa croyance d'INCAPACITE

 

Pour cibler l'objectif mirage il existe un outil très utile utiliser en discipline positive qui s'appelle la Grille d'Identification des besoins.

 

Vous retrouverez la Grille d'Identification des besoins ici

 

Nous allons voir comment s'utilise cette grille.

 

Tout d'abord il est important de s'intéresser à ce que l'on ressent en tant qu'adulte (colonne 2)

 

Ensuite, il est bon de savoir que la nature de l'émotion que nous ressentons nous permet ensuite de repérer l'objectif mirage de l'enfant et ce qu'il essaye d'obtenir ou de prouver (colonne 1)

 

De plus, les colonnes 3 et 4 décrivent la façon dont l'adulte et l'enfant ont tendance à réagir.

 

Encore, la colonne 5 représente la croyance de l'enfant qui se cache derrière ce comportement inapproprié et qui alimente des objectifs négatifs identifiés.

 

Enfin, la colonne 6 implique en premier lieu le BESOIN PROFOND de l'enfant :

  • REMARQUE-MOI IMPLIQUE-MOI

  • LAISSEZ-MOI PARTICIPER DONNEZ-MOI DES CHOIX

  • AIDEZ-MOI.... JE SOUFFRE INTERIEUREMENT

  • NE ME LAISSEZ PAS TOMBER TENDEZ-MOI LA MAIN

sont ensuite expliquées dans cette même colonne, les pistes que l'adulte peut utiliser pour encourager l'enfant en répondant à ses besoins.

 

 

 

Pour cette recherche de solutions il est important que celles-ci soient :

  • Reliées c’est-à-dire liées à la problématique

  • Respectueuses

  • Raisonnables

  • Tournées vers le futur

  • Aidantes c’est-à-dire UTILES et EDUCATIVES

 

La recherche de solution est un outil qui permet à chacun de partager ce qui est important pour lui, et il enseigne également le sens des responsabilités et la résolution de problèmes.

Ce qui, dans cette logique, fait de l'erreur ou de l'incident une magnifique opportunité d'apprentissage.

 

EX : L'enfant refuse de faire ses devoirs car il sait que c'est important pour ses parents

 

Sentiment et attitude de l'adulte : BLESSE, DÉÇU, DEGOUTE, PERTE DE CONFIANCE EN SOI

 

Sentiment et attitude de l’enfant : AGRESSIVITE, COLERE, MENSONGE/OMISSION, INERTIE

 

Si nous prenons la grille d'identification des besoins, nous nous rendons compte que cela implique l'objectif mirage Prendre une REVANCHE (rendre les choses égales).

 

Dans ce cas il est suggéré de :

  • Ne pas riposter

  • Valider les émotions, faire savoir à l'enfant que l'on remarque qu'il est en colère et blessé et lui préciser qu'on aimerait en reparler avec lui quand il se sentira mieux.

  • Utiliser l'écoute active, c'est un concept développé à partir des travaux du psychologue américain Carl ROGERS. Elle est également nommée écoute bienveillante. Initialement conçue pour l'accompagnement de l'expression des émotions, elle est opérationnelle dans les situations de face-à-face où le professionnel écoute activement l'autre. Elle consiste à mettre en mots les émotions et sentiments exprimés de manière tacite ou implicite par l'interlocuteur. L'écoute active est plus fine que la reformulation en ce qu'elle ne se limite pas à dire autrement ce qu'une personne vient d'exprimer, mais de décoder la dimension affective généralement non verbalisée.

  • Fixer un cadre avec l'enfant

  • Lui expliquer l'intérêt de finir ses devoirs

  • Lui demander son ressenti, son point de vue, lui proposer de le mettre à l'ordre du jour du prochain conseil de Famille

  • Montrer que l'on est concerné

  • L'encourager sur les points forts.

 

Compliments et encouragements - Café-parents du 7 mars 2015

Compliments encouragements

 

Voici le texte qui a servi de base à notre discussion lors du Café-parents du 7 mars 2015.

 

 

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Questions, bienveillance et fermeté, temps de pause et les 3R de la Réparation

Question bienveillance et fermete

Les dernières études sur le cerveau ont montré que poser des questions à l'enfant stimule une région du cerveau bien différente que celle stimulée lorsque l'on donne des ordres.

Lors de comportements inappropriés, il est bon d'éviter que les enfants rentrent dans une lutte de pouvoir. Pour cela, nous allons poser des questions de curiosité telles que :

  • Qu'as-tu fait ?
  • Qu'as-tu ressenti ?
  • Quelle est ta version des faits ?
  • Quel était notre accord à ce sujet ? (si bien sûr un accord a été défini avec l'enfant préalablement)

 

Marquer un SILENCE et si l'enfant ne répond rien ou réponds « ben oui MAIS… », ou ce style de réponse

                                   Dire :

                                   ET ? Suivi d'un SILENCE puis de :

  • Qu'est-ce que tu pourrais faire la prochaine fois ?
  • Qu'essaierais-tu de faire ?

Il est important de se rendre compte que lorsqu'un enfant ne respecte pas le ou les cadre(s), nous ne sommes pas là pour lui dire « c'est mal, tu n’aurais pas dû agir de cette façon, tu n'es pas gentil ! »

Nous sommes là, au contraire, pour l'AIDER à METTRE EN PLACE des SOLUTIONS pour qu'il puisse RESPECTER le ou les cadre(s). Il est essentiel pour cela de revenir sur ce qui a été fait de bien par l'enfant sur le cadre concerné par l'attitude qu'il a eu aujourd'hui. Hier il a sûrement très bien respecté ce cadre et donc basons-nous sur ce qui a été fait de bien hier et non de mal aujourd'hui.

 

Il existe 4 styles de familles éducatives.

  • Celle où la fermeté est FORTE et la bienveillance est NULLE. Dans cette famille règne :

◦        Soumission/révolte

◦        sadisme

◦        estime de soi basse

◦        autoritarisme

◦        humiliation

◦        violence

◦        punitions psychiques ou corporelles

 

  • Celle où la Fermeté et la Bienveillance sont NULLES. Dans cette famille règne :

◦        bazar

◦        indifférence

◦        insécurité

◦        manque de repères

◦        manque de respect          

 

  • Celle où la fermeté est NULLE et la bienveillance est FORTE. Dans cette famille règne :

◦        Enfants ROIS

◦        laisser-aller

◦        égoïsme

◦        danger

◦        frustrations

◦        colères, caprices

 

  • Celle où la fermeté et la bienveillance sont FORTES. Dans cette famille règne :

◦        confiance

◦        respect

◦        humour

◦        responsabilisation

◦        amour

◦        empathie

◦        gratitude

 

LE TEMPS DE PAUSE

Lorsqu'un enfant a une attitude inappropriée, il est bon de proposer un temps de pause à l'enfant : un temps où on lui demandera ce qu'il aimerait faire pour pouvoir redescendre dans sa pression, sortir de sa colère, certains vont demander un câlin, d’autres de jouer dans leur chambre, chaque enfant est différent, il est important d’écouter ce dont l'enfant à besoin si nous voulons le faire redescendre en pression si l'on veut qu'il nous écoute par la suite.

Pour le temps de pause on peut aussi aménager un espace de la maison, qui ne sera dédié qu'à cela et pour tous les membres de la famille lorsque l'un de celle-ci sent une colère monter ou bien est en colère. C'est un espace qui est aménagé de façon à se faire du bien.

 

UN ENFANT FAIT MIEUX LORSQU'IL SE SENT MIEUX et UN ADULTE FAIT MIEUX LORSQU'IL SE SENT MIEUX.

Il est important pour pouvoir reparler et réparer l'attitude inappropriée que chacun se sente bien, mieux et détendus, car sous la pression et la colère nous ne faisons rien de bon.

 

Daniel Siegel, un neuropsychiatre américain, propose un modèle du "cerveau dans la main" très utile pour permettre de comprendre ce qui se passe dans notre cerveau de façon physiologique. Ce modèle peut être adapté et expliqué aux enfants dès 4 ans. La Discipline Positive utilise cette démonstration.

Cerveau Reptilien : attaque, peur, tétanie

Cerveau Préfrontal : empathie, surmonter ses peurs, intuition, écoute, compréhension....

 Vous pourrez trouver ici une vidéos très intéressante sur cette explication :

 

Une fois que tout le monde est redescendu en pression pendant le temps de pause, arrivent ensuite les 3R de la REPARATION.

 

RESPONSABILITE :

Lors d'un conflit il n'y a pas qu'un seul responsable, nous sommes toujours plusieurs.

 

Exemple : « La façon dont je t'ai parlé hier n'était pas respectueuse » ATTENTION à résister à la (très grande) tentation de rajouter : « mais tu l'avais bien cherché ou j'étais fatigué ou... »

 

RECONCILIATION

Présenter ses excuses.

« EXCUSE-MOI »

« PARDON »

 

RECHERCHE DE SOLUTIONS

 

Exemple : « J'ai un problème avec les serviettes de la salle de bain qui ne sont jamais rangées. J'ai besoin de ton aide ET j'aimerais que l'on trouve une solution qui convienne à tout le monde pour que cela ne se reproduise pas... »

Café Parents

Bonjour,

Hier Samedi 10 Janvier 2015, a eu lieu le premier café-parents de notre association. Nous y avons présenté l'association, discuté de sujets divers autour de l'éducation bienveillante et accueillis les émotions des parents lorsque ces derniers en exprimaient le besoin.

L'écoute active, l'accueil des émotions, le soutien et la partage sont les maîtres mots durant ces cafés. Nous y avons fait des rencontres chaleureuses avec des parents impliqués et remplis de gentillesse.

Nous savons qu'il y a des membres qui n'ont pas pu venir dû à l'horaire correspondant aux horaires de sieste des enfants, c'est pour cela que le prochain café les horaires changerons et qu'ils seront je pense de 10H-12H avec un brunch riche de ce que chacun apportera car cela à l'air de mieux convenir aux parents que j'ai pu rencontrer.

Un grand grand merci aux parents pour ce premier café de l'association. Nous avons passé un très bon moment, ça fait du bien du partage en toute bienveillance dans ce monde si dur. 

J'aime a croire que l'éducation que nous pratiquons, fera de nos enfants des adultes tolérants, bienveillant et qu'ils pourront peut être faire un monde meilleur.

Je vous tiendrez informé du prochain café qui aura lieu en mars où nous mettrons des petits jeux de rôles qui sera surement en mars, puisque l'association organise ces cafés 1mois sur deux pour le moment.

Un très grand merci à tous pour votre fidélité et votre soutien.

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La méthode éducative 3C

Dans le magazine Grandir Autrement numéro 50, de l'association Grandir Autrement (www.grandirautrement.com), il y a un article sur la méthode 3C, pour une éducation non-violente.

Je vous propose de vous faire une bref résumé de cet article que j'ai particulièrement bien appércié, ce qui permettra aux personnes ne connaissant pas ou n'ayant pas encore le magazine de découvrir cette méthode et cette fabuleuse revue qu'est Grandir-Autrement.

Les 3C signifient CONCENTRATION : celle-ci permet de sortir de l'agitation

                           CALME : il découle de la concentration et permet une meilleure réflexion

                           CONTRÔLE : cela signifie devenir simplement maître de soi-même et cela n'est possible que dans un état de calme.

Cette méthode s'adresse à tous les enfants qui veulent améliorer leurs capacités et leur bien-être. Elle s'adresse également aux enfants en difficultés ou porteurs de handicaps et peut-être utilisée en classe pour développer la concentration des enfants.

Cette technique éducative repose sur des exercices de concentration, d'attention, d'équilibre, de retour au calme, de relaxation et de mémoire en utilisant un ensemble de techniques psychocorporelles.

À partir des mots psychologie et corporel (c'est-à-dire, relatif au corps humain).

On parle d'approche(s) psychocorporelle(s) pour désigner les méthodes qui appréhendent l'être humain à la fois dans sa dimension psychologique et corporelle.

En pratique, ces approches thérapeutiques utilisent trois axes simultanés :

  • Elles sont centrées sur l'action présente et s'intéressent davantage au "comment" de la difficulté actuelle de la personne qui consulte, au détriment du "pourquoi" (les causes anciennes de la difficulté notamment).
  • Elles privilégient une attention sélective, parfois à l'aide d'un état de conscience modifié.
  • Elles proposent toujours un travail avec le corps, par exemple à l'aide de mouvements (des membres, des yeux, du corps tout entier), une respiration dirigée (souvent au niveau de l'abdomen), un travail sur la posture.

Un manuel pratique existe Méthode Educative 3C, une éducation pour la non-violence de Michèle DREIDEMY autoédité (2013).

Si vous désirez plus d'informations, je vous invite à consulter l'article du magazine Grandir Autrement numéro 50 de janvier et février 2015 ainsi que le site http://www.methode3c.com/

Pour finir sachez que le magazine Grandir Autrement est disponible pour les adhérents de l'association dans notre bibliothèque.

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