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Vivre avec un bébé aux besoins intenses

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Voici les caractéristiques des Bébés Aux Besoin Intenses (BABI) :

  • hypersensibles, intenses, exigeants, fatiguants, épuisants,

  • toujours actif, impossible à poser

  • bébé qui n'aime pas se blottir et qui se réveil souvent.

 

Très tôt ces bébés ont une connotation négative dans notre société et il est important de savoir que lorsque les parents répondent aux besoins de ces bébés, ils commencent peut à peut à voir leur bébé sous un autre angle (bébé stimulant, brillant, intéressant).

 

Le « tempérament » du bébé est sa disposition naturelle innée, distincte, c'est à dire la façon dont son cerveau et son corps sont reliés à son comportement.

 

La mère qui développe un lien d'attachement solide avec son BABI devient plus sensible aux demandes de luici-ci. Une réponse attentive et effective aux pleurs du bébé améliore le tempérament et l'intelligence.

 

Pendant la grossesse le bébé à naîte est conscient des joies et des stress de son environnnement et ceci oendant sa vie utérine peut affecter son tempérament.

 

Il est faut savoir qu'il n'existe pas de dépendance aux bras. Au contraire les bébés portés sont des bébés qui pleurs moins, ils sont plus calmes et plus sereins.

 

Il existe différents pleurs, et ils ont chacun leur signification :

  • pleurs de douleur,

  • pleurs de faim,

  • pleurs de colère,

  • pleurs de maladie,

  • pleurs d'ennui,

  • pleurs de fatigue.

     

Les pleurs du nourrisson sont un signal destiné à susciter une réponse du parent et répondre aux pleurs de sont bébé est le meilleur moyen d'apprendre à idendifier la raison de ses pleurs, donc le besoins exprimé derrière ceux-ci.

 

Comment apaiser un bébé qui pleure ?

 

On peut calmer un bébé qui pleurs par de la musique, des vues et/ou des sons intéressants, en bougeant.

 

Le portage physiologique reste le meilleur moyens pour apaiser un bébé maussade. Le bébé bénéficie de votre présence, de votre contact et vous vous avez les mains libres et pourvez organiser vos activités comme vous l'entendez.

La clé de la réussite est d'intégrer le portage dans la routine quotidienne, les bébés maussades ont tendance à moins pleurer en portage car ils s'y sentent au calme, apaisés et en sécurité.

 

Quel est le rôle du père avec un BABI ?

 

Les papas peuvent prendre la relève quand les bras de la maman ou la maman elle-même se sent épuisée. Les pères doivent trouver leur propre façon de réconforter leur BABI.

 

Comment éviter l'épuisement ?

 

Il faut d'abord savoir identifier les signes avant-coureur :

  • avoir le sentiment de n'éprouver aucun plaisir à s'occuper de l'enfant et de ne pas être un bon parent.

 

On peut également éviter l'épuisement si l'on en réduit les risques et donc faisons de la prévention en :

  • se préparant pendant la grossesse, en s'informant, en lisant et en se rapprochant d'associations,

  • lorsque le bébé est né, en pratiquant le style parental favorisant l'attachement,

  • apprenant à connaître et reconnaître ses limites,

  • établissant ses priorités, c'est à dire prendre soin de soi. Cela reste primordial.

    On ne peut prendre soin d'un être que l'on aime dans la bienveillance et l'amour que si nous nous considérons également avec bienveillance et amour.

 

La discipline positive et les BABI ?

 

Il est important de se mettre au niveau de l'enfant pour communiquer. La discipline repose sur la relation de confiance que le parent instaure avec l'enfant. L'importance de l'accueil des ressentis et des émotions de l'enfant est ESSENTIEL.

 

Il est important de savoir également que les BABI deviennent des Enfants Aux Besoins Intenses (EABI), et que ces derniers sont particulièrements très ACTIFS.

 

 

 

En conclusion, on remarque qu'avec les BABI adopter un style parental qui convient à toute la famille est très payant.

 

Les avantages de l'art parental favotisant l'attachement sont :

  • un meilleur développement de l'enfant,

  • des enfants plus généreux,

  • des enfants et des parents bien dans leurs peaux,

  • des enfants qui ont confiance en eux, et une bonne estime de soi.

Les alternatives à la punition

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De nombreux adultes pensent que si le comportement inapproprié de leurs enfants persiste c'est que la punition n'a pas été assez sévère.

Mais qu'est-ce qu'une punition ?

 

La punition est l'action de punir, d'infliger un châtiment corporel ou psychologique, une peine à un coupable.

 

Hummm, mais quelle belle définition nous avons là.... Et si nous étudions comment l'enfant peut ressentir untel acte au fond de lui-même, ce que cela peut déclencher au fond de sa pensée et ce que cette punition provoque comme prise de décision chez l'enfant.

 

LA PUNITION

L'ENFANT

Son RESSENTI

Sa PENSEE

Ce qu'il va DECIDER

Humiliation

Honte

Colère

Haine

Angoisse

Peur

Incompréhension

Agressivité

Perte de confiance en soi

Douleur

Trahison

Tu es méchant

Tu ne m'aimes pas

Je ne lâcherai pas

J'ai peur

Je ne te ferai plus confiance

Je suis nulle

Je ne vaux rien

Je suis méchant

Je suis inutile

 

Tu vas me le payer

Je n'oublierai pas

Je vais me venger

Je ne ferai pas ce que tu veux

Je vais m'en aller

Je coupe les ponts

Je ne te fais plus confiance

Je ne te parle plus

Je vais me débrouiller tout seul

 

Nous pouvons donc remarquer que la punition engendre beaucoup de ressentis, pensées et actions négatives chez l'enfant :

 

  • La punition incite à :
    la REBELLION

  • le RETRAIT

  • la REVANCHE

  • la RANCOEUR

 

En Discipline Positive, ENV, CNV, parentalité bienveillante, nous allons explorer des pistes qui sont des alternatives à la punition, car OUI OUI et RE RE RE OUI on peut guider un enfant quand il se trompe, dans le respect et avec fermeté, sans l'humilier, car OUI l'ERREUR est un DROIT et surtout un DEVOIR quand on apprend.

 

  1. Les conséquences naturelles

 

La première alternative à la punition est l’expérience des conséquences naturelles. On va laisser à l'enfant faire l'expérience des conséquences de son choix.

 

Ex : Un enfant ne veut pas déjeuner le matin en se levant, plutôt que de rentrer dans un conflit, valider son ressenti en lui disant que vous comprenez qu'il n'a pas faim, et que dans ce cas il attendra l'heure de midi pour son prochain repas. Evidement dans la matinée il va venir vous dire qu'il a faim, à ce moment-là ne surtout pas lui dire « ah je t'avais prévenu » mais plutôt l'encourager en lui disant que vous savez qu'il a faim et qu'effectivement cela ne doit vraiment pas être facile. Lui dire également que vous avez confiance en lui et qu'il est capable d'attendre l'heure du repas pour manger.

 

En général, les parents qui essaient cette technique rapportent que l'enfant apprend très vite des conséquences naturelles de ses choix et que pour le coup après 2 ou 3 fois il va se mettre à table et manger de lui-même et dans le calme.

 

Evidemment, on ne peut appliquer cette alternative qu'à partir du moment où il n'y a pas de danger pour l'enfant, où les conséquences n'interfèrent pas avec le droit des autres. Quand le résultat du comportement de l'enfant ne le touche pas, c'est que ces conséquences naturelles ne sont pas efficaces.

 

  1. Les conséquences logiques

 

La seconde alternative à la punition est le rappel des conséquences logiques. Elle demande l'intervention d'un adulte et incite l'enfant à faire une expérience utile dont le but et d'encourager l'enfant à choisir un comportement plus raisonnable.

 

Ces conséquences logiques doivent être reliées, respectueuses, révélées à l'avance et raisonnables.

 

Ex : un enfant, veut, sur son bureau, faire un dessin, donc des feutres et une feuille.

 

En premier lieu en donnant la feuille et les feutres l'adulte va poser le cadre en expliquant à l'enfant que le dessin se fait sur la feuille et qu'à la fin de l'activité si le bureau est sale il faudra le nettoyer.

 

Quand le parent remonte, évidemment l'enfant a dessiné sur son bureau, l'adulte rappelle le cadre posé lors du début de l'activité, et selon l'âge de l’enfant l'aide, l'accompagne et le fait nettoyer son bureau de façon à réparer cette attitude inappropriée. Évidement le tout en ENCOURAGEANT et non en l'humiliant.

 

  1. La recherche de solutions

 

La troisième alternative à la punition est la recherche de solutions. Ces solutions doivent être reliées, respectueuses, raisonnables et aidantes.

 

Pour cela :

  • Se rappeler qu'il faut du temps aux apprentissages, des étapes, des paliers ;

  • Impliquer l'enfant et définir les règles de fonctionnement avec lui ;

  • Autoriser l'enfant à faire l'expérience de ses choix ;

  • Chercher des solutions ENSEMBLE avec l'enfant.

 

La recherche de solutions va se centrer sur des encouragements, du positif, de la réflexion, de l'auto-évaluation, des responsabilisations. Il est important d'encourager l'enfant à faire mieux ou différemment, les solutions permettent donc de s'appuyer sur des outils qui peuvent être :

 

  • Temps d'Echange en Famille (TEF)

  • Se centrer sur les solutions plutôt que sur les conséquences

  • Créer des routines

  • Offrir des choix limités

  • Demander de l'aide à l'enfant

  • S'occuper de la croyance qui se cache derrière le comportement

  • Décider de ce que nous allons faire avec l'enfant

  • Accorder nos actes et nos paroles

  • Emettre un geste affectif

  • Aider les enfants à explorer les conséquences de leur choix plutôt que de leur imposer

  • Exprimer de l'empathie, de la compréhension tout en restant ferme

  • Lutter contre l'idée que l'enfant a d'abord besoin de se sentir dévalorisé avant de s'améliorer.

  • les 3R de la REPARATION

  • Ne pas oublier les 4R de la punition (Rancœur, Revanche, Rébellion et Retrait)

Le Temps d'Echange en Famille selon le livre la Discipline Positive de Jane NELSEN

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Qu'est-ce qu'un temps d'échange en famille ?

 

C'est un peu comme une réunion de famille, qui dure environ 15 à 30 minutes et que l'on essaye de faire une fois par semaine. Il permet de s'apprécier de façon positive, de se concentrer ensemble sur des solutions et de développer les compétences sociales. Les enfants peuvent commencer le Temps d'Echange en Famille dès 4-5 ans.

 

Les objectifs du TEF :

  • s'apprécier et se remercier ;

  • s'aider les uns les autres ;

  • résoudre des problèmes et pratiquer la recherche de solutions ;

  • se faire plaisir et planifier une activité familiale.

 

Quels sont ses bénéfices :

  • il développe le sentiment d'appartenance ;

  • il favorise la coopération ;

  • il apprend à exprimer de la gratitude ;

  • il permet de renforcer les traditions et valeurs familiales ;

  • il permet d'utiliser les erreurs comme des opportunités d'apprentissage.

 

Comment mettre en place un TEF ?

 

  • Il faut tout d'abord choisir un lieu propice, en dehors des repas, s'installer autour d'une table ou en cercle dans le salon.

  • Avoir un bâton de parole

  • Avoir un Président et un secrétaire sur la base du volontariat : le président organisera le déroulé du TEF et le secrétaire prendra les notes.

 

En résumé le TEF permet d'enseigner les compétences sociales telles que :

  • l'écoute ;

  • le partage d'idées ;

  • le respect mutuel ;

  • l'importance du temps de pause avant la résolution de problèmes ;

  • l'intérêt pour l'autre ;

  • la coopération ;

  • les responsabilités ;

  • le développement du sentiment d'appartenance.

 

 

Pour les parents le TEF permet :

  • d'éviter les luttes de pouvoir en partageant le contrôle de façon respectueuse (la coopération) ;

  • de favoriser l'auto-discipline ;

  • d'écouter d'une façon qui invite les enfants à écouter aussi ;

  • de partager respectueusement les responsabilités ;

  • de créer de bons souvenirs en établissant des traditions familiales ;

  • d'être exemple de compétences que nos enfants auront ensuite envie de transmettre à leurs enfants.

 

ATTENTION ET IMPORTANT :

 

LORS DU TEF, LE BATON DE PAROLE TOURNE A TOUR DE ROLE DANS LES MAINS DE CHAQUE MEMBRE DE LA FAMILLE ; LE MEMBRE QUI A LE BATON DE PAROLE PARLE SI LE DESIRE ET SI NE LE SOUHAITE PAS IL PEUT LE DONNER A SON VOISIN. LORSQUE LA PERSONNE QUI A LE BATON DE PAROLE PARLE IL EST IMPORTANT DE RESPECTER CE TEMPS DE PAROLE ET DE NE PAS INTERVENIR. SI UNE PERSONNE VEUT INTERVENIR ELLE LE FERA QUAND LE BATON DE PAROLE SERA DANS SES MAINS.

 

CECI POUR GARDER LE CALME, LE RESPECT, L'ECOUTE.

 

Les relations, les émotions et les conflits dans la fratrie

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Nous allons voir ici comment nous parents pouvons accompagner nos enfants dans leurs relations frère / sœur.

 

Pour commencer il faut savoir que la naissance d'un petit frère ou d'une petite sœur peut perturber le ou les aînés dans ses émotions, son ressenti et sa place dans la famille.

On peut alors constater à ce moment-là, l'apparition de :

  • comportements régressifs

  • comportements agressifs autant dans la famille qu'à l'école

  • apparition de pathologie (bégaiement, eczéma, psoriasis, etc.)

  • perte de confiance en soi et repli sur soi

 

Selon Nicole Prieur, le lien parent / enfant est un lien de filiation et frère sœur est un lien de sang. Ce qui occasionne que l'aîné se construit sur une perte, celle de l'exclusivité et que les autres se construisent sur un manque, celui de ne jamais avoir papa et maman pour lui seul.

Il est important de savoir que les enfants ne comprennent pas le second degré.

Exemple : lors de l'annonce d'une grossesse à l'entourage en présence des enfants, les remarques humoristiques pour les adultes sont particulièrement difficiles à vivre pour les enfants : une famille avec 2 garçons s'entend dire : « vous devez être heureux d'avoir ENFIN une FILLE »

Les enfants peuvent alors comprendre que leurs parents ne soient pas heureux d'avoir des garçons.

 

Le sentiment de jalousie est un mélange d'émotion :

  • La colère (la tromperie)

  • La peur (d'être quitté)

  • Tristesse (suis-je moins bien ?)

 

Il est par conséquent important d'écouter l'enfant qui est empli de ces émotions, de les valider. Quand l'enfant développe une colère, il se produit comme un Tsunami en lui et il a besoin d'un adulte pour l'aider à aller mieux. Le laisser seul n'est pas une solution, l'enfant seul n'arrivera pas à se calmer.

 

Lorsque l'enfant a ces comportements inappropriés ce n’est pas qu'il ne veut pas mais qu'il ne peut pas faire autrement. La construction du cerveau se termine vers 26 ans.

 

Dans un précédent article du site, la vidéo du cerveau dans la main du Dr SIEGEL explique le fonctionnement de ce dernier.

http://instant-douceur.e-monsite.com/blog/questions-bienveillance-et-fermete-temps-de-pause-et-les-3r-de-la-reparation.html

 

Lors d'un conflit entre frère et sœur, les situations conflictuelles ont souvent le même déclencheur, et il est donc conseillé d'établir un cadre et des règles pour faire de la prévention afin de faire en sorte que la situation ne devienne pas conflictuelle.

 

Selon le Dr Haim G Ginott « toutes les émotions sont légitimes, tous les comportements ne sont pas acceptables.

 

Exemple dans le cas d'un enfant qui tape, mord et/ou insulte :

« Tu as le droit d'être en colère contre ton frère ou ta sœur et dans cette maison on se fait des câlins, des bisous et on se respecte. »

 

 

Le guider en lui donnant des outils ou les comportements appropriés à avoir :

« Quand tu es en colère tu peux lui dire, j'en ai marre que tu rentres dans ma chambre sans frapper, je suis en colère parce que mordre, taper et insulter me fait mal et me blesse ».

 

D’après le DR Haim G Ginott « il ne faut pas confondre le comportement et la personne ».

 

Les parents vont intervenir lors d'un conflit dans la fratrie dans le but de :

  • les protéger (s'il y a un danger)

  • leur enseigner les outils de communication

  • leur apprendre qu'ils peuvent gérer leurs conflits seuls en étant autonome et responsable (recherche de solutions à faire ensemble avec l'enfant).

 

Concernant les comportements inappropriés, ils cachent souvent des objectifs mirages de l'enfant, vous y trouverez dans ce lien une grille vous aidant à les identifier et à aider l'enfant.

http://instant-douceur.e-monsite.com/blog/les-comportements-inappropries-cafe-parents-du-9-mai-2015.html

 

On ne peut pas obliger nos enfants à s'aimer, on peut les obliger à se respecter. Il est impératif d'apprendre à l'enfant les comportements socialement acceptables.

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Ces livres sont en emprunt à la bibliothèque de l’association pour les membres adhérents.